10 choses à savoir avant de se faire tatouer

Les tatouages, beaucoup ont déjà eu l’idée de s’en faire mais peu passent à l’acte. Pourquoi ? Parce que ces derniers ont peur, pas forcément de l’aiguille mais de le regretter ! Ce sentiment désagréable d’avoir fait un tatouage qui nous plaira moins dans quelques mois sans avoir la possibilité de pouvoir remonter le temps pour changer le scénario… Si vous êtes dans le doute et que vous hésitez encore à vous faire ce petit bateau en origami sur le poignet, renseignez-vous pour avoir toutes les clés en main. Notre saga sur les tatouages continue avec les 10 choses que vous devez savoir afin de ne pas regretter votre tatouage.

Prenez le temps de réfléchir au motif

Au final, un tatouage est un dessin que l’on appose sur la peau donc le plus important reste le choix de ce qu’on veut représenter. Cela reste de l’art et dans ce domaine tout est possible, c’est ce qui rend la tâche difficile. Prenez le temps de bien réfléchir au motif et projetez-vous dans le futur pour savoir si vous assumerez encore ce tatouage dans 10 ou 20 ans.

10 choses à savoir avant de se faire tatouer choix motifs

Choisissez l’emplacement idéal

Une fois que vous avez une idée précise du motif reste à sélectionner le bon emplacement. L’endroit où sera le tatouage déterminera aussi sa taille ; petit sur le poignet, plus imposant sur le dos si vous le désirez. N’oubliez pas que le choix de l’emplacement n’est pas à prendre à la légère. Si vous travaillez dans un domaine où les tatouages sont mal vu, préférez alors une partie de votre corps qui sera dissimulé par vos vêtements.

10 choses à savoir avant de se faire tatouer emplacement

Le tatouage est un acte irréversible

On ne le répètera jamais assez : le tatouage est définitif ! Se faire tatouer n’est pas un acte anodin, une fois l’encre dans la peau, pas de retour en arrière possible. Certes il existe la technique de l’effacement au laser mais cette méthode n’est pas miraculeuse, votre peau sera marquée ! Testez un tatouage au henné ou un décalcomanie, cela peut vous donner une idée de ce qui vous attend et de modifier ou non votre projet. (cf :le tatouage semi-permanent et ses alternatives)

“Il faut savoir qui on est et si on peut assumer ou pas la pièce qu’on va porter.
Ne pas le faire parce qu’on l’a vu dans dans un clip et que c’est la mode, cela ne s’enlève pas. Ce n’est pas un accessoire de mode, on ne passe pas d’un tatouage tribal à un tatouage old school comme du jean slim au Baggy.” Jeykill – Bleu Noir

10 choses à savoir avant de se faire tatouer décalcomanie

Un bon tatouage c’est avant tout un bon tatoueur

Il existe de nombreux tatoueurs mais pour que votre tatouage soit réussi il vous faut le bon artiste. Ne vous précipitez pas au salon en bas de chez vous parce que c’est pratique ! Chaque tatoueur est différent, a des spécialités, des techniques qu’il maîtrise plus que d’autres. Alors suivant le tatouage que vous souhaitez, cherchez l’artiste qui se rapproche le plus de cet univers en consultant leurs travaux.

“Il faut aussi se diriger vers un tatoueur qui a un univers qui correspond à ses attentes, prendre le temps de trouver le bon artiste. Pour être sûr du meilleur résultat, ne pas demander à un artiste de faire un dessin qui ne correspond pas à son travail.” Jeykill – Bleu Noir

10 choses à savoir avant de se faire tatouer bleu noir jeykill

Réfléchissez aux couleurs de votre tatouage

Que vous vouliez un tout petit tatouage en noir ou un immense motif en couleurs, le choix des teintes est important. Sachez que suivant la couleur de votre peau, toutes les couleurs ne sont pas possible, comme pour les vêtements au final. Le même tatouage en couleur n’aura pas le même rendu sur une peau blanche comparé à une peau mate.

“L’encre est noire mais la teinte se mélange à la couleur de la peau en cicatrisant, cela s’éclaircit et devient un peu bleu/noir après cicatrisation.” Jeykill – Bleu Noir

10 choses à savoir avant de se faire tatouer color tattoo

Ecoutez les conseils de votre tatoueur

Lorsque l’on se présente dans un salon de tatouage, en général, c’est que l’on a une idée précise de ce que l’on veut. Néanmoins, votre tatoueur reste le professionnel donc écoutez ce qu’il a à vous dire, ne soyez pas têtu ! Par exemple, si votre tatouage comporte beaucoup de détails, il vous conseillera sûrement de le faire plus gros pour laisser respirer le dessin.

10 choses à savoir avant de se faire tatouer tattoo dessin

N’oubliez pas qu’un tatouage vieilli avec vous

Avec le temps, votre peau vieillit, le tatouage avec. Les traits s’épaississent, c’est pourquoi il faut laisser respirer son tatouage au risque de se retrouver avec une espèce de gribouilli d’enfant en bas âge. Les couleurs seront aussi moins éclatantes si vous n’y prenez pas soin. La prise de poids ou de masse musculaire, ou juste le relâchement de la peau avec l’âge modifiera votre tatouage selon l’emplacement de celui-ci.

10 choses à savoir avant de se faire tatouer mémé tattoo

Songez à l’hypothétique douleur

Comme les mamans avec l’accouchement, on ne connaît pas la douleur d’un tatouage tant qu’on en a pas fait ! Si vous êtes douillet, préférez d’abord un petit tatouage qui ne prendra que quelques minutes plutôt q’un bras intégral réalisable sur plusieurs jours. Renseignez-vous sur les régions les plus sensibles mais ne choisissez pas non plus l’emplacement de votre tattoo par peur de souffrir. Avant la tatouage, pensez à bien dormir et à manger pour prendre des forces car la fatigue amplifie la douleur.

“La douleur n’est pas la même en fonction de la zone, par exemple un tatouage sur les côtes fera plus mal qu’un tatouage sur l’épaule. Les femmes la compare souvent avec l’épilation, qui selon leurs dires ferait plus mal que le tatouage. Je pense que la douleur ne doit pas trop déterminer le choix de l’emplacement, car cela reste largement supportable.” Jeykill – Bleu Noir

10 choses à savoir avant de se faire tatouer douleur

Renseignez-vous sur le salon de tatouage

Un tatouage n’est pas à prendre à la légère, ce n’est pas un acte banal. Il s’agit quand même de l’introduction d’un corps étranger (l’encre) sous votre peau. Pour vous faire tatouer dans les meilleures conditions possibles, il faut que le salon que vous avez choisi soit totalement clean; port de gant, matériel stérilisé…. Si vous avez le moindre doute, fuyez !

10 choses à savoir avant de se faire tatouer gant

Soyez conscient des éventuels risques

Outre l’hygiène du salon de tatouage, il y a d’éventuels risques de réactions allergiques comme avec l’encre, le latex où la crème, qui sont certes presque indécelables mais qui ne sont pas négligeables. Aussi, il ne faut pas omettre qu’un tatouage reste une plaie plus ou moins profonde, si vous n’y prenez pas soins il y a de grands risques d’infections plus ou moins importants et dangereux. (cf : prendre soin de ses tatouages)

10 choses à savoir avant de se faire tatouer aiguille

Merci à Jeykill du salon Bleu Noir

Plus d’infos 2 commentaires

Jeans selvedge noir Balibaris : test & avis

L’homme porteur de jeans a souvent tendance à privilégier la qualité sur des modèles bleus/indigo. Seulement, posséder un modèle noir digne de ce nom dans sa penderie semble une chose compliquée. En effet, le jeans noir permet de créer différentes possibilités d’associations et de changer du bleu générique (car, allez savoir pourquoi, l’homme se dirige souvent vers le bleu). Les marques proposent généralement d’excellents modèles bleus, mais négligent trop souvent le noir, dans une toile selvedge qui plus est. Ce n’est pas le cas de Balibaris qui possède dans sa gamme un modèle noir selvedge et brut. Aujourd’hui, nous l’avons testé !

jeans-balibaris-noir

La marque

A-t-on encore besoin de présenter Balibaris ici, cette marque française faisant la part belle aux basiques bien coupés et aux matières de qualité ? Depuis sa collection printemps-été 2012, ils ont ajouté une corde à leur arc. C’est toute une gamme de jeans au tissu japonais qui est venu compléter l’offre présentée par la marque. Depuis lors, leur brut est devenu un classique auprès des amateurs de bons jeans qui apprécient sa coupe et le vieillissement de sa toile. L’année dernière, Balibaris a souhaité se tourner vers un modèle noir et a également décliné sa coupe slim pour quelque chose d’encore plus ajusté. Voyons aujourd’hui ce qu’il en est.

balibaris-logo-etiquette

Fiche technique

Balibaris présente ses jeans noirs dans une toile selvedge brute 13oz non-sanforisée provenant des ateliers de chez … au Japon. Ils sont disponibles dans deux coupes : une nommée “Nouveau Droit James” qui est un slim sur toute la jambe que Joe avait testé en 2012 dans sa version brute, puis une autre nommée “Slim Mick” bien plus ajustée qui est celle que nous testons aujourd’hui. Comme toujours chez Balibaris, on joue la carte de la simplicité avec une coupe moderne et un design minimaliste. Le jeans Mick comporte donc 5 poches, une boutonnière ainsi que des rivets en métal et 5 passants dont un comportant une finition selvedge avec liseré rouge sur le devant. Les coutures sont choisies en ton sur ton, noires pour plus de sobriété et les poches avant sont doublées d’un tissu noir. La coupe est slim sur toute la longueur de jambe avec ouverture au bas de cheville de 17cm. L’ensemble est assemblé au Portugal.

jeans-balibaris-selvedge-noir

balibaris-jeans-noir-selvedge

jeans-balibaris-bouton-metal

selvedge-detail-jeans-balibaris

poche-arriere-jeans-balibaris

selvedge-jeans-balibaris-noir

Test

Acquérir un jeans Balibaris, c’est être serein sur la qualité du produit. Leur jeans noir semble à première vue tenir toutes ses promesses. Le premier toucher donne la sensation d’une toile bien rigide, l’inspection des finitions ne présente aucun défaut apparent et c’est même le contraire : aucun fil ni centimètre de tissu ne dépasse à l’intérieur comme à l’extérieur. On apprécie la finition selvedge sur le passant de ceinture, la qualité du tissu et les boutons en métal à l’effet usé tous siglés du nom de la marque. A propos de la toile, elle présente quelques reflets blancs, la couleur du jeans tire ainsi plus vers un “noir grisonnant” qu’un “noir profond”. Cela est du au fait de l’usage de fils blancs en trame, associée à des fils noir en chaîne lors du tissage.

jeans-noir-balibaris-selvedge

balibaris-black-selvedge-jeans

balibaris-jeans-noir-poches

coutures-jeans-balibaris-selvedge-noir

coutures-poches-arrieres-balibaris-jeans-selvedge-noir

details-jeans-balibaris-noir-selvedge

Essayage

Alors, ça taille comment ?

Pour le choix de ce jeans, j’ai opté pour ma taille habituelle, à savoir 32 (la longueur est automatiquement 34 ici, mais diffère selon le choix de la taille, référez-vous au guide des tailles Balibaris). Je mesure 1m88 et pèse 80kg. Mon choix de coupe s’est porté sur le modèle le plus slim, sachant que c’est un jeans selvedge et brut, je savais donc qu’il faudrait “casser” la toile avant de m’y sentir vraiment à l’aise. Au premier enfilage, j’ai donc eu du mal à passer mes pieds dans l’ouverture de 17cm, puis mes cuisses qui étaient comprimées avant de finir par le dernier bouton dont la fermeture fut délicate. On ne dirait pas comme ça, mais c’est bon signe car ce type de jeans s’élargit toujours après quelques ports. Effectivement, la coupe vraiment slim a pu causer quelques gènes notamment derrière les genoux au début, mais le jeans s’est vite détendu après la première journée de port, pour devenir ensuite beaucoup plus confortable.

jeans-balibaris-noir-selvedge

Concernant la coupe en elle même, on a du slim qui serre aux cuisses et aux mollets. L’entrejambe est plutôt bas pour une taille entre moyenne et basse. J’aime beaucoup l’aspect de la toile et cette coupe correspond à mes attentes, même si j’aurais aimé un entrejambes légèrement plus haut.

Avis

115€, c’est le prix de ce produit chez Balibaris. Le Mick noir brut est indéniablement un très beau jeans. Sincèrement, il ne comporte aucun défaut et sa couleur permet de créer de jolis contrastes sans tomber dans un noir profond. J’aime par exemple l’associer à un pull noir et une paire de boots marron. Pour l’entretien, un noir brut fonctionne de la même manière qu’un indigo brut, à savoir qu’il vaut mieux essayer de le porter le plus possible avant un premier lavage (disons au bout de 6 mois) et de suivre la même méthode de lavage (Cf. notre article “comment laver un jeans brut“). Les traces de délavage tireront ensuite vers le gris. A priori, je ne vois aucun modèle équivalent sur le marché en terme de rapport qualité/prix. Les bruts indigos Balibaris étaient une réussite, je vous recommande vivement les noirs. Testé & approuvé.

prix conseillé   115€

sur Balibaris

Plus d’infos 14 commentaires

Café latte noisette

Looks le 25 mars 2015 par Jimmy dit la "Patrouille"

“Le lundi au soleil c’est une chose qu’on aura jamais, chaque fois c’est pareil c’est quand on est derrière les carreaux, quand on travaille que le ciel est beau”… Alors avant de reprendre une semaine de travail, après un weekend trop court, pourquoi ne pas profiter du retour du soleil le temps d’une pause café. Quoi de mieux que de jouir de la tranquillité de la rive gauche, seul ou presque, à deux pas de la Bibliothèque Nationale de France quand Paris n’est pas encore tout à fait réveillé. On garde la tenue casual du weekend à base de sweat et de sneakers, le jeans est quand à lui retroussé pour laisser apparaitre la touche de couleur de ce look. L’ensemble est camouflé partiellement derrière une veste élégante aux coupes minimalistes. La montre ici est à l’image de la météo, bleue ensoleillé.

look bnf jimmy patrouille manteau balibaris jeans levis shoes le coq sportif sweat faguo montre briston

look jimmy patrouille bnf manteau balibaris jeans levis shoes le coq sportif sweat faguo montre briston

shoes chaussures sneakers baskets le coq sportif x liberty blue

look jimmy patrouille cuc veste balibaris montre bleue chrono briston jeans levis sunglasses waiting for the sun

look bnf jimmy patrouille lunette waiting for the sun veste manteau balibaris

vmontre briston clubmaster chonographe bleu soleillé

look cuc jimmy patrouille bnf starbucks montre briston chrono bleue veste balibaris jeans levis

look blog cuc je mets les voiles faguo sweat

look bnf jimmy patrouille jeans levis veste balibaris sweat faguo montre chrono briston strabucks

look bnf jimmy patrouille cuc jeans levis shoes le coq sportif x liberty balibaris

look bnf cuc jimmy patrouille balibaris levis le coq sportif starbucks briston faguo

look jimmy patrouille bnf manteau balibaris jeans levis shoes le coq sportif sweat faguo montre briston clubmaster starbucks

Veste Balibaris
Sweat Faguo
Jeans Levi’s
Montre Briston
Baskets Le coq sportif
Lunettes de soleil Waiting for the sun

Crédits photos Emeline Hamon

Retrouvez-moi sur Instagram : @JimmyPatrouille

Plus d’infos 10 commentaires

Adidas Superstar : une histoire de basket et de hip-hop

Elle vient de ressortir en grande pompe pour son anniversaire, Adidas fête cette année les 45 ans d’existence de sa chaussure mythique la Superstar. Plus connue comme accessoire de hip-hop que modèle à usage sportif, la marque lui réservait au départ un avenir totalement différent de ce qu’elle est devenue. Comme souvent avec les modèles mythiques, un public auquel il ne se destinait pas l’a détourné pour en faire une légende. Voici l’histoire d’une (super) star :

adidas made in france

Si Adidas a lancé sa Superstar en 1969, son histoire débute 10 ans plus tôt, lorsque la marque aux trois bandes fit l’acquisition d’une usine à Dettwiller, en Alsace afin de produire des chaussures de football pour le marché allemand. C’est le fils d’Adi Dassler (fondateur de la marque) Horst qui du haut de ses 23 ans fut envoyé pour gérer la nouvelle unité de production comme récompense pour ses bons résultats en tant que distributeur en vue des Jeux Olympiques de Melbourne 1956. Très vite, hors de la surveillance de son père, le jeune Horst fit fructifier le marché local à tel point qu’Adidas France devint une entité à part entière, limite concurrente de la maison mère.

adidas-superstar-retrospective-2

En 1968, Horst Dassler avait étendu la capacité productive à 8 usines sur le territoire français et ne suivit pas les consignes de son père, préférant ouvrir de nouveaux marchés tels que le tennis plutôt qu’approfondir le football et l’athlétisme sur lesquels Adidas était déjà leader. Au cours des années 60, il se mit alors à développer une chaussure de tennis avec un tennisman français nommé Roger Haillet (modèle que l’on connaîtra plus tard sous le nom de Stan Smith). Elle avait une semelle vulcanisée avec un motif à chevrons moulé pour l’adhérence sur le court, des perforations sur la tige et surtout, elle était en cuir. Le conjoncture permit une exportation aux Etats-Unis où des droits de douane étaient jusqu’alors appliqués sur les chaussures de sports d’origine étrangère. Le succès vint très tôt et Adidas France commença à réfléchir aux possibilités de conquérir les marchés de sports locaux.

1971_adidas_catalog_promodel

Cela vint de Chris Severn, distributeur en Californie, qui en 1968 dépeignit le marché de la chaussure de basketball comme pauvre, manquant d’innovations, avec une demande insistante pour de meilleurs produits. La réponse d’Adidas ne se fit pas attendre et naquirent deux modèles : la Supergrip, un modèle bas et la Pro Model, qui fut lui montant. Les deux avaient un design similaire à celui de la Stan Smith et furent vendues comme “merveilleusement légères, extrêmement confortables, les chaussures de basket les plus évoluées jamais produites”. En comparaison avec les autres chaussures disponibles, elles amenaient une révolution avec leur semelle bien plus durable, un maintien supérieur, une tige en cuir et un talon renforcé.

adidas pro model vintage adadidas archive promodel

En comparaison avec les modèles classiques des marques américaines, Adidas apporta un vent de fraîcheur. A peine ses deux chaussures sorties, on aperçut la même année une forme leur ressemblant mais légèrement modifiée sur le catalogue destiné aux revendeurs de la marque. La Supergrip et la Pro Model s’était vues rajouter une coquille au niveau des orteils. Rien à voir avec le basket, mais plutôt conçu afin que les tennismen n’abîment pas le bout de leurs chaussures quand ils servent, les paires furent tout de même modifiées pour la pratique du basketball car la coquille rappellerait celle présente sur les très populaires Converse All Star et Pro-Keds outre-Atlantique. Des coutures furent alors rajoutées pour renforcer la semelle et les deux modèles proposés aux professionnels.

adidas superstar shell toe

L’accueil fut hésitant car beaucoup craignaient que l’usage de cuir n’alourdisse la chaussure. Chris Severn fit le tour de toutes les équipes NBA mais ne put que persuader l’entraîneur des San Diego Rockets car beaucoup de ses joueurs avaient subi des blessures en glissant durant la saison en cours. Dès la saison 67-68, tous les joueurs de l’équipe portaient les modèles Adidas. Puis durant l’été aux Jeux Olympiques lors desquels une guerre Adidas/Puma faisait rage, ce fut au tour de l’équipe Américaine. Enfin, le nom “Superstar” fut enfin adopté lorsque les Boston Celtics remportèrent le titre NBA avec la chaussure au pied lors de la saison 68-69. La légende était en marche et la Superstar était “portée par les meilleurs joueurs du monde” à tel point qu’en 1973 85% des joueurs NBA en étaient équipé et toutes les paires produites en France.

wilt chamberlain vs celtics adidas superstar

La Superstar devint la référence en tant que chaussure de basket, si bien que tous les grands se cassèrent les dents à la copier sans jamais l’égaler. Au milieu des années 70 elle n’était encore disponible qu’à New-York à la vente au public car Adidas rencontrait des problèmes avec ses distributeurs. Sur les terrains de basket de rue, on disait tout de même que c’était “la chaussure des vrais !” Quoi qu’il en soit, son aventure sportive professionnelle cessa en 1979 avec la sortie de la Top Ten, avancée technologique oblige. Pendant, ce temps, la Superstar se trouvait un autre public : la rue et le Hip-Hop.

run dmc adidas superstar

Vers la fin des années 70 à New-York, le mouvement Hip-Hop naissait et son affinité avec le basket également. Les b-boys portaient alors des Superstar avec d’imposants lacets. On pouvait alors les voir s’exhiber dans ces nouveaux show télévisés dédiés aux cultures urbaines tels que Graffiti Rock. Parmi les groupes qui passaient se trouvait Run DMC, trois hommes noirs au look à part de celui des autres MCs, portant des vestes en cuir, des pantalons noirs et une paire de “Shell toes” (nom donné communément aux Superstar) sans lacets pour rappeler la prison. Si le public était conscient de cet attachement, ce n’était pas le cas chez Adidas qui détenait tout de même une section “Pop”, compilant les photos de vedettes portant sa chaussure phare dans une newsletter envoyée aux revendeurs. Alors que sa concurrente principale, la Puma Clyde était vendue comme la chaussure parfaite pour le basketball, la vie de tous les jours et le break-dance.”

rundmc adidas superstar

Le son de cloche retentit chez Adidas lorsque le groupe sortit en 1986 sa chanson intitulée “My Adidas” avec notamment les paroles “My adidas and me, close as can be / We make a mean team, my adidas and me”. Alors que les rues commençaient à fleurir de paires de Nike et de Reebok, Adidas ressentit dans ses ventes une recrudescence de Superstar. Conscients de l’impact de leur chanson et voyant les centaines de fans qui brandissaient leur paire en l’air lors de leurs concerts, le groupe réclama 1 million de dollars à Adidas pour cette publicité gratuite. Mieux que ça, percevant l’opportunité d’un produit obsolète pour la performance qui pouvait survivre dans la rue, Adidas proposa de les sponsoriser et ils devinrent le premier groupe de Hip-Hop à renommée mondiale possédant ce statut. En 1988, la marque estima les ventes qu’ils avaient générées à plus de 100 millions de dollars.

1986 concert run dmc

La chaussure a subsisté au fil des années, demeurant un modèle classique du hip-hop. Dans les années 90, elle ne fait quasiment plus aucune vague, Run DMC sur le déclin, le modèle est tombé dans un relatif anonymat si ce n’est porté par les nostalgiques. Adidas a tout de même célébré certains événements clés comme les 40 ans de la chaussure en 2010 avec de nombreuses paires en édition limitée, puis les 25 ans de la chanson “My Adidas”, encore de la même manière.

pharrell adidas superstar

Pharrell et ses Adidas Superstar

adidas-consortium-superstar-made-in-france-4

Des Adidas fabriquées en France en 2015

Alors que la chaussure fête son 45ème anniversaire, Adidas a lancé une vaste opération de reconquête auprès de son public jeune. Des collections sont ainsi lancées avec en tête de gondole ses égéries : Pharrell Williams, Nigo, David Beckham et toutes les marques avec lesquelles Adidas a l’habitude de collaborer. Puis un modèle produit en France fidèle à l’original est même sorti. Comme d’habitude, on vous a compilé les meilleurs modèles de ces dernières années et certains à venir. On vous l’annonce, il va y en avoir de très beaux !

En bonus, la vidéo de promotion sortie en janvier 2015 avec Damian Lilliard, David Beckham, Pharrell et Rita Ora

http://www.adidas.fr/superstar

Plus d’infos 4 commentaires

Montre Hamilton Pan Europ : test & avis

Lorsqu’on souhaite acquérir une belle montre et que l’on a un budget aux alentours de 1000€, les recherches mènent forcément à Hamilton, cette marque mythique du monde de l’horlogerie. Son histoire, sa réputation, son rapport qualité/prix élevé et la beauté de ses modèles ne laissent jamais insensible. Vous vous en doutez, nous avons eu une de leurs montres entre les mains pour un test : je nomme la Pan Europ !

hamilton-pan-europ-watch

La marque

L’histoire de la Hamilton Watch Company débute à la fin des années 1800 à Lancaster, en Pennsylvanie, prenant la suite d’autres entreprises horlogères ayant fait faillite avant elle. C’est en 1892, après le rachat de la Keystone Standard Watch Co, que naît le premier produit de la marque : une montre à gousset nommée Broadway Limited. Vendue sous le nom de “Watch of Railroad Accuracy”, elle était exclusivement proposée aux employés des entreprises de chemin de fer américaines. Jusqu’à la première guerre mondiale, cela restera d’ailleurs le coeur de cible de Hamilton avec plus de 50% de son chiffre d’affaires. La première montre bracelet voit le jour en 1917, créée pour motiver les hommes à s’engager dans l’armée. A partir de cette date, la Hamilton Watch Co restera intimement liée au militaire jusqu’en 1966 et le rachat de l’entreprise suisse Buren Watch Company.

hamilton-etui-montre

Conscient de l’importance d’une implantation sur le territoire helvète, Hamilton était désormais en mesure profiter de toutes les innovations techniques apportées par cette acquisition et mit fin à toutes les activités de son usine américaine en 1969. Malheureusement, le déclin d’intérêt pour les produits Hamilton-Buren les mena à la faillite et à une scission dès 1972. Hamilton passa alors sous le contrôle d’un acteur important du monde de l’horlogerie ; la Société Suisse pour l’Industrie Horlogère, une holding entre Omega et Tissot qui deviendra plus tard le Swatch Group, premier groupe horloger au monde. Dès lors, Hamilton n’utilisera plus ses mouvements développés en internes mais ceux de l’entreprise du groupe ETA. Hamilton est reconnue aujourd’hui comme une marque au passé riche, n’ayant pas marqué l’industrie de ses innovations mais représentant l’héritage d’un savoir-faire américain déchu. Elle garde son histoire, ses modèles mythiques et continue de proposer chaque année des nouveautés croustillantes.

finition-logo-hamilton-bracelet-nato

Fiche technique

Aujourd’hui, c’est le chronographe Pan Europ qui va faire l’objet de notre test. Lancé en 1971 et reconnu comme le premier chronographe automatique, il fut relancé en édition limitée à 1971 exemplaires en 2011 pour fêter les 40 ans de la présence d’Hamilton dans le groupe Swatch. Son entrée dans la collection permanente est toute récente, puisque fort du succès de sa réédition, la Pan Europ fut annoncée en grande pompe lors du Baseworld 2014 (salon de référence du milieu horloger à Bâle). Ce nouveau modèle reste fidèle aux lignes de l’original et se voit proposé sous la barre des 1000€.

hamilton-montre-pan-europ-boite

Le modèle est équipé d’un boitier de type coussin en acier inoxydable brossé de 42mm et d’une épaisseur de 12mm. Placé à 9h se trouve un remontoir non vissé avec le “H” de la marque en relief. Il est orné d’une lunette rotative bleu mat et d’un cadran couvert d’un verre saphir bombé anti-reflets. Très soigné esthétiquement, le fond est d’un bleu au traitement “soleillé” entouré d’un rehaut blanc où se trouvent les repères métalliques incrustés. L’aiguille des heures et celle des minutes ont la même finition, alors que la trotteuse est d’un rouge pétard qui vient donner du peps à l’ensemble. Enfin, placés à 3h se trouvent le jour et la date. Le tout est monté sur un bracelet de type Nato customisé par la marque avec passants et boucle en métal brossé similaire au boitier, un empiècement de cuir et une couleur rappelant celle du cadran.

hamilton-pan-europ-2014-montre

hamilton-remontoir-logo

hamilton-pan-europ-epaisseur

bracelet-nato-detail-cuir-hamilton

Hamilton offre deux options de bracelets et livre un kit de démontage pour pour aider à changer facilement. Le second est destiné aux adeptes du cuir noir, il est grainé, perforé et traité anti-humidité avec une boucle déployante estampillée du logo de la marque pour un look très sportif. A l’intérieur, on trouve un mouvement ETA calibre H-30 avec réserve de marche de 80h et offrant la possibilité de régler facilement et indépendamment la date et l’heure.

hamilton-pan-europ-mouvement-eta-h-30
hamilton-pan-europ-kit-bracelet

Test

La montre est fournie avec son écrin classique surmonté du logo de la marque dans lequel sont disposés tous les éléments. On trouve à l’intérieur notre Pan Europ montée avec son bracelet en cuir et accompagnée de son deuxième bracelet ainsi que du kit de montage. Les contrastes créés par la couleur acier du boitier ; le bleu du cadran mêlé aux touches de rouges et blanc, sont vraiment très beaux et la montre ne laisse pas insensible à première vue. C’est un classique coloré qui change des modèles habituellement ternes. Le réglage du jour de la semaine et du mois est très simple, déjà la couronne n’est pas vissée, ce qui est pratique, ensuite, on n’a plus qu’à la tourner dans un sens et dans l’autre au premier cran pour effectuer le réglage de son choix. Evidemment, le dessous du boitier révèle une vue sur ce superbe mouvement 25 rubis.

hamilton-pan-europ-lunette

boucle-bracelet-nato-hamilton

Au poignet

Généralement, j’aime beaucoup les modèles au boitier “coussin”, non pas que j’aie un poignet spécialement gros, fin ou tordu, mais ils tiennent toujours mieux en place ; c’est le cas ici. Le bracelet nylon est très confortable et son tissu plutôt doux. Niveau style, c’est un parti pris que j’aime beaucoup (car il me fait me sentir Sean Connery). Le diamètre de 42mm me semble idéal car il n’est pas surdimensionné. L’extrémité en métal du bracelet étant trop imposante, on ne peut le retirer comme un Nato classique. Il faut donc lever les barrettes grâce à l’outil prévu à cet effet. L’opération est assez simple et permet de changer radicalement le style de la montre vers quelque chose de plus classique mais sportif, rappelant par ce jeu de couleurs les modèles habituellement destinés au milieu automobile.

hamilton-pan-europ-demontage-bracelet

hamilton-pan-europ-bracelet-cuir-noir

hamilton-pan-europ-bracelet-noir-cuir

hamilton-pan-europ-boucle-acier

hamilton-pan-europ-portee

Avis

La Hamilton Pan Europ est proposée au prix de 945€, soit en dessous du cap symbolique des 1000€. On aime son style coloré et décontracté, son confort et son mouvement que beaucoup de montres plus chères pourraient lui envier. Clairement, Hamilton signe ici un modèle réussi, sans fioritures, allant à l’essentiel pour un prix pas délirant du tout. De quoi envisager se faire plaisir sans forcément faire un crédit. Testé & approuvé !

Plus d’infos sur la montre sur http://www.hamiltonwatch.com

Plus d’infos 6 commentaires
  1. Pages:
  2. 1
  3. 2
  4. 3
  5. 4
  6. 5
  7. 6
  8. 7
  9. ...
  10. 625