Reconnaitre un bon cuir

Si il est si difficile de bien choisir un blouson en cuir, c’est qu’à moins d’être dans le métier, reconnaitre un bon cuir n’est vraiment pas évident. Il y a d’une part beaucoup de variétés de cuirs, mais aussi différentes manières de les travailler. Voyons donc en 3 étapes, comment tenter d’y parvenir :

Le cuir est une matière animale, fiez vous à vos sens

1. Évaluer l’épaisseur d’un cuir vous permettra surtout de distinguer différents types de cuir : exemple un cuir d’agneau d’un cuir de buffle. Ce n’est pas à proprement dit un critère de qualité mais ne prenez pas un cuir trop épais (si en l’enfilant vous avez l’impression de marcher comme un Playmobil, remettez le au vendeur en lui expliquant que vous avez arrêté…), ni trop fin (c’est certes très élégant, mais aussi très fragile, même avec un bon cuir d’agneau).

cuirs

2. Le toucher du cuir doit également vous aiguiller sur le type de cuir (lisse et doux pour l’agneau, plus rugueux pour le buffle) mais ce n’est pas un critère de qualité non plus : confère la première partie de ce dossier où j’évoquais le travail effectué sur le cuir, certains cuirs de qualité médiocres sont enduits pour être aussi doux et lisses qu’un beau cuir d’agneau !

3. Pour les mêmes raisons, on ne peut pas se fier au côté brillant du cuir. Par contre, bien plus intéressant : l’uniformité du cuir, l’absence d’imperfections vous en dira beaucoup plus sur sa qualité. L’animal ayant eu une vie avant, il s’est bagarré à la récré, roulé dans les barbelés, a donné la vie… autant de cicatrices que l’on peut retrouver sur un cuir et qui le fragilise. La manière dont a été traité le cuir peut aussi provoquer des imperfections : comme des remontés de sel qui donne un aspect un peu nébuleux au cuir (si il l’est entièrement c’est nomal, c’est un effet marbré ;)

4. Vous pouvez également sentir le cuir, et vous dire qu’un bon cuir, sent bon le cuir. Mais ça reste encore un indice : un cuir médiocre ne sent pas le cuir (tellement il a été “maquillé”) mais il y a aussi de très bons cuirs qui ne sentent pas plus le cuir (cela dépend encore de la manière dont il a été travaillé).

Le vendeur

Lorsqu’on achète un cuir, on a souvent affaire à un vendeur ! Normal. J’espère qu’à la lecture de ce dossier, vous vous sentirez suffisamment armé pour le questionner. Faites comme si vous n’y connaissez rien, et étiez perdu devant tous les cuirs. Le client lambda, quoi. Et vous verrez que la plupart n’y connaissent rien, si ce n’est le prix. J’en ai testé quelques uns qui ne connaissaient même pas la différence entre un cuir d’agneau, de vachette et de buffle. Après ça, vous pourrez sérieusement douter de leur première approche : “Ah Monsieur, c’est un très beau cuir que vous regardez là”. -Ah ouais, et vous voyez ça à quoi ? ;))

Si vous avez à faire à ce type de vendeur, rendez-vous directement à l’étape 3. Sinon, si vraiment le vendeur a l’air de si connaitre, et que vous recherchez un bon cuir, vous êtes au bon endroit ! Mais il ne les vend sûrement pas à 200€ ses cuirs…

Le prix

Le prix d’un blouson en cuir est sans conteste le critère le plus fiable. Un bon cuir coûte le prix d’un bon cuir : BAM, 500€ ! Et celui-là, le vendeur ne vous le lâchera pas à moitié prix en vous disant qu’il y a pas mieux sur le marché et que vous faites l’affaire du siècle ! Après évidemment, vous n’avez pas forcément un budget de 500€ à y consacrer, et on peut heureusement se faire plaisir pour moins cher. Alors, quel budget pour quel blouson en cuir ? A suivre… :)