Savoir repérer ses signes d’intérêt !

Résumé de l’épisode précédent : vous avez réussi à ouvrir la conversation , à éviter le fatal « mademoiselle vous êtes charmante, voulez-vous faire plus ample connaissance », et à y substituer quelquechose de plus spontané et de moins banal (« Honnêtement, avez-vous déjà compris le sens d’un seul des poèmes affichés au fond des rames de métro :) ? »). Bien. Votre Body Langage est contrôlé et vous avez compris, parce que vous lisez Commeuncamion.com, que vous découvrir soudainement 15 centres d’intérêt en commun n’aidera pas votre cause. Jusque-là vous avez tout bon, mais avant d’aller plus loin vous allez devoir développer une qualité primordiale en séduction, celle qui vous empêchera de vous prendre un seul râteau pour le reste de votre vie : vous devez apprendre à lire ses signes d’intérêt (IOI, pour Indication Of Interest) . Et sur ce point aussi on vous a menti : une fille intéressée ne se passe pas (forcément) la langue sur les lèvres en se tirebouchonnant les cheveux et en croisant-décroisant les jambes.

femme signes interets

Signe d’intérêt N°1 : elle vous pose des questions personnelles

C’est celui sans lequel rien n’est possible et sans lequel vous pouvez quitter la scène sans l’ombre d’une arrière pensée. Si elle est intéressée, elle voudra – c’est instinctif – en savoir plus sur vous, à commencer par votre prénom. Ca vous paraît évident, hein ? Mais combien de fois déjà avez-vous donné votre prénom avant qu’elle ne vous le demande, vous privant ainsi de la possibilité de voir si elle était vraiment intéressée ? Plus d’une, à mon avis, parce que c’est contre-intuitif. Ne lui donnez aucun renseignement sur vous avant qu’elle ne vous le demande, tendez juste les perches. A minima, une fille à qui vous plaisez potentiellement voudra savoir votre prénom et où vous habitez (en fait elle voudra en savoir beaucoup plus, mais c’est tout ce qu’elle osera vous demander). Et rappelez-vous : si au bout de 5 minutes elle ne vous a toujours posé aucune questions personnelle, dégagez, vous êtes out.

Signe d’intérêt N°2 : elle vous facilite le boulot

La littérature nous a convaincu depuis des siècles qu’il était naturel de voir l’homme poursuivre la femme de ses assiduités jusqu’à ce qu’elle craque, de dépit, et soudain plein d’amour. Faux. Si elle est intéressée, vous n’aurez pas à la poursuivre (juste à vaincre quelques résistances par ci par là), elle vous facilitera la partie. Aussi si elle remplit les silences quand vous ramez un peu dans ce prémice de conversation, si elle relance la conversation quand vous faisiez mine de l’abréger, si elle vous écoute concentrée et attentive, si elle rit à vos tentatives de blagues, vous êtes sur le bon chemin. Si elle laisse s’instaurer de longs blancs lourds de sens, et ne vous esquisse pas le début d’un sourire franc à vos blagues, dégagez, vous êtes out.

Signe d’intérêt N°3 : elle vous effleure (jargon : « kino »)

Demandez à une statue du musée Rodin ce que les gens font quand ils sont attirés : ils touchent, ils effleurent, ils caressent. Mais dans ce tout début de commencement de rapport qu’est la rencontre, les deux ne se toucheront jamais en même temps. Si vous le faites, en plus de la mettre mal à l’aise, ça vous garantira quasi à coup sûr qu’elle ne le fera pas, et vous privera d’une autre possibilité de juger de son niveau d’intérêt. Alors, entre nous, qu’avez-vous à y gagner ?Attendez calmement qu’elle vous décoche une petite tape « involontaire » (tu parles Charles, rien n’est jamais involontaire) sur le bras, sans bouger ni lui rendre. Plus elle se tient près et plus elle vous effleure, mieux c’est pour vos chances finales de réussite. Si vous la dégoutiez, croyez vous qu’elle heurterait « involontairement » votre épaule 3 fois comme elle vient de le faire ? Si le toucher est facultatif (certaines personnes y étant plus enclines que d’autres), les indices 1 et 2 sont indispensables à la poursuite du jeu. Si elle ne vous les donne pas, soit vous avez merdé, soit vous n’avez pas passé le test d’attraction physique. Dans les deux cas, Game Over. Same player, try again (sur une autre). Si par contre vous en en avez au moins 2 sur 3, rendez-vous au prochain épisode pour la suite de la partie.

Épisode 4 : un peu de confort dans un monde de brutes

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