Seiko Prospex Speedtimer : 4 nouveaux chronographes solaires

Une journée au soleil, six mois d’autonomie, et plus jamais de pile à changer. Seiko fait entrer quatre nouveaux chronographes solaires dans sa collection Prospex Speedtimer. Tous reprennent la forme du boîtier du Speedtimer de 1969, dans un nouveau diamètre de 41,40 mm, sous un verre saphir bombé antireflet. Deux d’entre eux ont retenu plus particulièrement notre attention : une version noire aux accents dorés et une version au cadran jaune dont on vous raconte l’histoire.

Les deux chronographes Seiko Prospex Speedtimer, cadran jaune et cadran noir, tenus côte à côte

Les deux Prospex Speedtimer de notre sélection : la HBJ004 au cadran jaune et la SSC941 au cadran noir

Fiche technique – Prospex Speedtimer SSC941P1

  • Référence : SSC941P1, surnommée Circuit Race
  • Boîtier : acier, 41,40 mm, forme inspirée du Speedtimer de 1969
  • Cadran : noir rehaussé d’accents dorés
  • Verre : saphir bombé traité antireflet
  • Bracelet : acier poli
  • Mouvement : quartz solaire, calibre V192
  • Réserve de marche : 6 mois
  • Précision : ± 15 secondes par mois
  • Fonctions : chronographe au 1/5e de seconde jusqu’à 60 minutes, petite seconde, tachymètre, aiguille 24 h, indication de réserve de marche par aiguille
  • Étanchéité : 10 bar (100 m)
  • Garantie : 3 ans
  • Prix : 790 €

Seiko, chronométreur sportif depuis 1964

Tout commence en 1964. C’est l’année où Seiko sort son premier chronographe, et celle où la marque chronomètre les Jeux de Tokyo. Depuis, elle n’a jamais quitté ce terrain : elle est aujourd’hui chronométreur officiel des championnats du monde d’athlétisme et partenaire de la Fédération Française d’Athlétisme. La collection Speedtimer tire son nom et sa raison d’être de cette histoire de mesure du temps sportif. C’est ce qui distingue cette gamme du reste du catalogue Prospex, davantage tourné vers la plongée avec le Divers 1965, ou vers la montagne avec l’Alpinist. Ici, on est du côté du circuit et de la piste, avec ce que cela suppose de chronométrie et de lisibilité immédiate.

Cinq ans plus tard, en 1969, Seiko sort le Speedtimer qui donne sa silhouette à ces quatre nouveaux modèles. On y reviendra, parce que cette montre-là a eu une drôle de vie.

La Seiko Prospex Speedtimer SSC941 au poignet, cadran noir et cerclage doré, sous une manche kaki

Boîtier

Les deux modèles partagent exactement le même boîtier : 41,40 mm en acier, dans cette forme reprise du Speedtimer de 1969, surmontée d’un verre saphir bombé traité antireflet. Le bombé n’est pas qu’un effet de style, il accentue la parenté avec les chronographes de l’époque tout en restant lisible sous n’importe quel angle. L’étanchéité est donnée à 10 bar, soit 100 mètres, suffisante pour tout usage quotidien.

La différence se joue sur la lunette. La SSC941 reste sobre et laisse le cadran s’exprimer, avec un cerclage doré qui reprend le traitement de la couronne et des poussoirs. La HBJ004 reçoit une lunette bicolore bleu et rouge en aluminium, graduée pour le tachymètre, qui installe immédiatement l’univers de la course automobile.

Cadran jaune et lunette bicolore bleu et rouge de la Seiko Prospex Speedtimer HBJ004

Cadran

La SSC941 mise sur le contraste. Un cadran noir profond, des accents dorés sur les index et les aiguilles, et des compteurs dont le fond légèrement plus sombre se détache sans casser l’unité de l’ensemble. On lit l’heure d’un coup d’œil, ce qui reste la première qualité attendue d’un chronographe.

La HBJ004, elle, mise tout sur sa couleur. Un cadran jaune franc, souligné par trois compteurs anthracite et une aiguille de chronographe rouge, qu’on remarque à dix mètres. Et cette couleur n’a rien d’un choix esthétique arbitraire.

Cadran noir et accents dorés de la Seiko Prospex Speedtimer SSC941 Circuit Race

La Pogue, premier chronographe automatique au monde dans l’espace

Le 16 novembre 1973, le colonel William Pogue décolle pour la mission Skylab 4 avec, au poignet gauche, une Seiko Speedtimer au cadran jaune. Celle de 1969, précisément, dont ces quatre nouveaux modèles reprennent aujourd’hui le boîtier. Il l’avait achetée lui-même. La NASA ne l’a jamais homologuée pour les vols spatiaux, et il l’emporte quand même. « Je l’ai trouvée très utile pour mesurer la consommation de carburant », expliquera-t-il plus tard. La mission durera 84 jours et 1 214 rotations autour de la Terre, la plus longue jamais réalisée à cette date. Cette Seiko devient au passage la première montre japonaise à aller dans l’espace, et le premier chronographe automatique au monde à y parvenir, l’Omega Speedmaster des missions Apollo étant à remontage manuel.

Depuis, les collectionneurs l’appellent la Pogue. Le dessin de la HBJ004 a évolué depuis 1969, mais ce cadran jaune est un clin d’œil direct à cette histoire.

La Seiko Prospex Speedtimer HBJ004 au poignet, sous une manche de blouson kaki

Fiche technique – Prospex Speedtimer HBJ004P1

  • Référence : HBJ004P1, surnommée Pogue
  • Boîtier : acier, 41,40 mm, forme inspirée du Speedtimer de 1969
  • Cadran : jaune, compteurs anthracite, aiguille de chronographe rouge
  • Lunette : aluminium bicolore bleu et rouge, graduation tachymétrique
  • Verre : saphir bombé traité antireflet
  • Bracelet : acier, longueur d’origine 21 cm
  • Mouvement : quartz solaire, calibre V192
  • Réserve de marche : 6 mois
  • Précision : ± 15 secondes par mois
  • Fonctions : chronographe au 1/5e de seconde jusqu’à 60 minutes, petite seconde, tachymètre, aiguille 24 h, indication de réserve de marche par aiguille
  • Étanchéité : 10 bar (100 m)
  • Garantie : 3 ans
  • Prix : 790 €

Mouvement

Les deux montres embarquent le même calibre V192, un quartz solaire. Le principe est simple et c’est ce qui rend ces modèles intéressants au quotidien : une journée d’exposition au soleil suffit à les recharger entièrement, trois à quatre jours par temps nuageux. Ensuite, six mois d’autonomie, et aucune pile à faire changer.

C’est d’ailleurs un argument écologique qu’on met rarement en avant sur ce segment : pas de pile, c’est un déchet de moins tous les deux ou trois ans, et un passage chez l’horloger en moins sur toute la durée de vie de la montre.

La précision annoncée est de quinze secondes par mois, ce qui est la norme pour un quartz de ce niveau. Côté fonctions, on retrouve un chronographe au cinquième de seconde jusqu’à soixante minutes, une petite seconde, un tachymètre, une aiguille 24 heures et un indicateur de réserve de marche à aiguille, ce dernier étant indispensable sur un mouvement solaire pour savoir où l’on en est.

Profil de la Seiko Prospex Speedtimer SSC941 avec sa couronne et ses poussoirs dorés

Bracelet

Les deux modèles sont livrés sur bracelet acier, dont le polissage soigné participe beaucoup à leur allure contemporaine. La boucle déployante est signée, avec un réglage par cran qui permet d’ajuster la longueur sans outil. Rien d’exceptionnel sur ce segment, mais l’exécution est propre et le confort au poignet immédiat.

Couverture du reel sur les quatre nouveaux chronographes solaires Seiko Prospex Speedtimer

🎬 La Vidéo

Essayage

Au poignet, les 41,40 mm se portent sans excès. Le boîtier reste compact pour un chronographe, et sur un poignet de taille moyenne, 17 cm en l’occurrence, aucune des deux ne déborde. Le bracelet acier y est pour beaucoup : son maillage fin épouse le poignet et répartit bien le poids.

C’est ensuite une affaire de registre. La SSC941 est la plus sage des deux, et la plus polyvalente. Son cadran noir et ses accents dorés lui permettent de passer d’un bureau à un dîner sans détonner, et elle peut se glisser sous une manche de chemise comme de blouson. C’est la montre qu’on achète pour la porter tous les jours.

La HBJ004 est nettement plus affirmée. C’est elle qu’on remarque dans un look, et elle impose son rythme au reste de la tenue. On privilégiera plutôt les couleurs sobres autour, mais nous lui avons un peu tenu tête dans ce look où le t-shirt orange lui répond directement. Le vert du blouson et le bleu du jean brut calment le jeu. Elle s’accorde finalement plus facilement qu’on ne le croit avec un vestiaire casual, à condition d’accepter qu’elle soit la vedette.

Look complet avec la Seiko Prospex Speedtimer HBJ004, blouson kaki, t-shirt orange et jean brut

Blouson Baracuta | T-shirt Parages | Jean A.P.C. | Baskets Axel Arigato | Montre Seiko

Avis

Commençons par ce qui peut retenir. À 790 €, on entre sur un terrain où certains chercheront d’abord un chronographe mécanique, et le quartz, même solaire, restera pour eux rédhibitoire. L’étanchéité de 100 mètres, elle, interdit tout usage en plongée, ce que l’appartenance à la collection Prospex pourrait laisser croire.

Ces réserves posées, ces nouvelles Prospex Speedtimer ne manquent pas d’arguments, à commencer par le principal : un chronographe qui fonctionne sans pile, qui se recharge en une journée de soleil et qui tient six mois. Ajoutez un verre saphir bombé, un bracelet acier bien fini et une panoplie de fonctions complète pour le segment, et le rapport entre ce qu’on obtient et ce qu’on dépense devient l’un des plus favorables du marché.

Entre les deux coloris, le choix est moins technique qu’affectif, puisque le boîtier, le calibre et les fonctions sont identiques. Nous apprécions la noire pour son élégance et sa capacité à tout accompagner. Et la jaune pour son histoire et son côté décalé, celle qu’on choisit en connaissance de cause et qu’on assume. C’est d’ailleurs celle que nous avons gardée au poignet.

Les plus

  • Un chronographe solaire : une journée de soleil, six mois d'autonomie
  • La forme du boîtier de 1969 sous un verre saphir bombé
  • Des fonctions complètes pour moins de 800 €

Les moins

  • Un mouvement à quartz, là où certains attendent du mécanique
  • Une étanchéité de 100 mètres qui exclut la plongée (ce n'est pas sa vocation)

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