Alpina dévoile deux montres pour la Route du Rhum 2026 : notre essai en mer avec Eric Péron
Jeudi dernier, Alpina nous donnait rendez-vous à Brest pour dévoiler ses deux dernières créations : la « Diver Extreme Automatic x Route du Rhum » et l’« Alpiner Extreme Solarmetre x Route du Rhum ». Deux éditions limitées imaginées pour la 13e Route du Rhum – Destination Guadeloupe, course dont Alpina est le Chronométreur Officiel.

Eric Péron, montre Alpina Diver Extreme Automatic au poignet, prendra le départ de la prochaine Route du Rhum
Fiche technique – Diver Extreme Automatic x Route du Rhum
- Référence : AL-525T3VE6
- Édition limitée : 313 exemplaires
- Boîtier : acier inoxydable brossé et poli, 39 x 40,50 mm, 13,40 mm d’épaisseur, insert carbone sur lunette bidirectionnelle graduée façon boussole, couronne vissée
- Cadran : turquoise grainé, motif courants de l’Atlantique, guichet date à 6h, aiguille des secondes à triangle rouge
- Verre : saphir traité antireflets
- Bracelet : caoutchouc bicolore turquoise et noir
- Boucle : ardillon acier
- Mouvement : mécanique à remontage automatique, calibre AL-525, 38h de réserve de marche, 198 composants, 24 rubis, 28 800 alt/h (4 Hz)
- Étanchéité : 30 atm (300 m)
- Prix : 2 195 €

Alpina, chronométreur officiel de la transat
Être Chronométreur Officiel d’une course comme la Route du Rhum n’est pas un rôle honorifique : c’est Alpina qui fait autorité sur le temps de course, celui qui départagera les 118 skippers au terme d’une traversée en solitaire de l’Atlantique. Le 1er novembre 2026, à 13h02 précise, les marins s’élanceront de Saint-Malo, cap sur Pointe-à-Pitre, avec un objectif en tête : battre le record actuel de 7 jours, 14 heures, 21 minutes et 47 secondes, établi par Francis Joyon en 2018. Un rôle qui prolonge naturellement l’histoire de la marque avec la voile, elle qui chronométrait déjà l’Arkéa Ultim Challenge en 2024.

C’est d’ailleurs à Brest que nous avons retrouvé Eric Péron, navigateur ambassadeur d’Alpina, que nous avions déjà rencontré il y a deux ans à bord de l’Ultim Adagio, 3 jours avant son départ pour un tour du monde en solitaire.
Cette fois, le contexte est différent : Eric Péron prendra le départ de la Route du Rhum dans la catégorie Multi Vintage, créée pour la première fois à l’occasion de cette 13e édition. Un nouveau défi, une nouvelle montre à son poignet, et l’occasion pour nous de tester les deux séries limitées imaginées par Alpina en conditions réelles, lors d’une sortie en mer en rade de Brest à bord de son trimaran.

Ces deux créations sont la « Diver Extreme Automatic x Route du Rhum », issue de la collection Seastrong et limitée à 313 exemplaires, un chiffre qui rend hommage à cette 13e édition, et l’« Alpiner Extreme Solarmetre x Route du Rhum », limitée à 513 exemplaires. La première rend hommage à l’ADN plongée d’Alpina, la seconde s’appuie sur le boîtier coussin de l’Alpiner Extreme et sur la technologie solaire Solarmetre.
Deux approches différentes d’un même sujet : la mer. Les deux modèles sont d’ores et déjà disponibles en précommande sur le site d’Alpina, avec une livraison annoncée pour octobre 2026.
Boîtier
La « Diver Extreme Automatic » joue la carte de la robustesse : un boîtier en acier inoxydable brossé et poli de 39 x 40,5 mm pour 13,40 mm d’épaisseur, doté d’une lunette bidirectionnelle graduée façon boussole avec insert en carbone, d’une couronne vissée, et surtout d’une étanchéité à 300 mètres digne d’une vraie montre de plongée. Le fond, vissé lui aussi, est gravé du tracé de la route entre Saint-Malo et la Guadeloupe.

L’« Alpiner Extreme Solarmetre » mise sur la compacité : 37,50 x 38,90 mm pour seulement 10,19 mm d’épaisseur, dans le boîtier coussin qui a fait la signature de la ligne Alpiner Extreme depuis son lancement. La lunette reprend elle aussi un insert en carbone, mais la couronne reste classique et l’étanchéité se limite à 100 mètres (10 bar), largement suffisant pour un usage courant, mais non adapté à la plongée, ou plus largement les sports nautiques. Le fond, également vissé, porte la même gravure du tracé de la course.
Cadran
C’est sur le cadran que les deux créations se distinguent le plus nettement. La « Diver Extreme Automatic » affiche un cadran turquoise grainé, gravé d’une représentation des courants de l’Atlantique, ceux-là mêmes que les marins devront apprivoiser pour rallier la Guadeloupe le plus rapidement possible. Les index appliqués et les aiguilles sont traités en Super-LumiNova® blanc de grade X1, et l’aiguille des secondes se termine par un triangle rouge, la couleur d’Alpina, qui vient ici accentuer le caractère sportif de ce garde-temps.

L’« Alpiner Extreme Solarmetre » adopte un parti pris plus discret : cadran noir mat solaire à motif triangulaire, avec un réhaut turquoise et un chemin de minutes blanc qui font écho à sa grande sœur sans en reprendre tous les codes. Le triangle à 12 heures et le triangle de contrepoids de l’aiguille des secondes sont bleus plutôt que rouge Alpina, une manière de signer discrètement la spécificité solaire du mouvement. Le guichet de date se loge ici à 3 heures.

Fiche technique – Alpiner Extreme Solarmetre x Route du Rhum
- Référence : AL-140BT3AE6
- Édition limitée : 513 exemplaires
- Boîtier coussin : acier inoxydable brossé et poli, 37,50 x 38,90 mm, 10,19 mm d’épaisseur, insert carbone sur lunette, couronne standard
- Cadran : noir mat solaire à motif triangulaire, réhaut turquoise, guichet date à 3h, triangle à 12h et aiguille des secondes bleus
- Verre : saphir traité antireflets
- Bracelet : caoutchouc noir
- Boucle : ardillon acier
- Mouvement : quartz solaire, calibre AL-140 (base La Joux-Perret), autonomie jusqu’à 10 mois dans l’obscurité totale
- Étanchéité : 10 atm (100 m)
- Prix : 1 095 €
Mouvement
La « Diver Extreme Automatic » embarque le calibre AL-525, un mouvement mécanique à remontage automatique doté d’une réserve de marche de 38 heures, construit autour de 198 composants et 24 rubis, cadencé à 28 800 alternances par heure (4 Hz). C’est l’horlogerie mécanique dans ce qu’elle a de plus classique et de plus exigeant.

L’« Alpiner Extreme Solarmetre » propose une mécanique différente avec le calibre AL-140, un mouvement à quartz solaire développé conjointement avec La Joux-Perret. Le principe : un cadran en apparence uni, mais en réalité translucide, qui laisse passer la lumière jusqu’à des cellules solaires invisibles logées en dessous. Résultat, une autonomie pouvant atteindre 10 mois dans l’obscurité totale, et une remise en route en une dizaine de secondes dès le retour à la lumière, une seule minute d’exposition suffisant à recharger l’énergie nécessaire pour une journée entière. Difficile d’imaginer mouvement plus en phase avec les éléments qu’un marin affronte au large : le soleil comme seule source d’énergie, sans jamais craindre la panne.

Bracelet
Les deux montres partagent le même choix de matériau, le caoutchouc, pensé pour résister à l’eau de mer et aux frottements d’une vie active, mais pas le même traitement. La « Diver Extreme Automatic » opte pour un bracelet bicolore, à l’insert central noir texturé et aux flancs turquoise contrastants, clin d’œil supplémentaire à la couleur des eaux caribéennes. L’« Alpiner Extreme Solarmetre » reste plus sobre, avec un bracelet caoutchouc noir uni. Les deux sont montés sur boucle ardillon en acier.

Essayage
Nous avons eu la chance de pouvoir essayer les deux montres en conditions réelles, lors d’une sortie en mer à bord du trimaran d’Eric Péron. Et le verdict est sans appel côté design : la version au cadran turquoise, la « Diver Extreme Automatic », est celle qui nous a le plus séduits. Elle a tout d’une montre sportive assumée, de celles qui ne passent pas inaperçues au poignet et qui séduiront en priorité les amateurs de sports nautiques.

Mais l’« Alpiner Extreme Solarmetre » marque elle aussi des points. À bord, plusieurs ont préféré cette version, sans conteste la plus polyvalente des deux. Plus compacte, plus discrète avec son cadran noir, elle peut passer d’une réunion de travail à une sortie en mer, un vrai atout pour qui cherche une seule montre capable de suivre tous les moments de la journée, sans jamais avoir à penser à la recharger (l’autonomie solaire aidant grandement sur ce point).

Avis
Alpina nous propose ici deux montres particulièrement séduisantes, et parfaitement en adéquation avec l’univers marin. Grâce à cette version Solarmetre d’abord, un mouvement à quartz solaire qui correspond bien aux valeurs de la voile – l’autonomie, la fiabilité, la dépendance aux éléments plutôt qu’à une pile. Et grâce à ce superbe Diver Extreme Automatic ensuite, et son cadran turquoise texturé, gravé d’un motif représentant les courants de l’océan Atlantique, qui invite clairement à l’aventure.
Chez Alpina x Route du Rhum
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