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10 pièces qui représentent la mode française

Si on base souvent l’image d’un pays à ses clichés, le moins que l’on puisse dire, c’est que la mode a toujours quelque chose à voir là-dedans. Du béret à la salopette, en passant par les espadrilles, la France n’échappe pas à la règle. Est-ce à dire que certaines pièces iconiques représentent le style français ? Tout est affaire de mesure. Il n’en reste pas moins qu’il existe des vêtements emblématiques d’un vestiaire marqué par l’identité française. Des pièces qui, par leur coupe, leur histoire, leur symbole, sont les incarnations de l’Hexagone, jusqu’à s’exporter dans le monde entier. Car il semblerait par exemple que la marinière soit désormais portée partout, tout le temps ! Tantôt intemporelles, tantôt plus marquées, voici notre petit tour d’horizon des pièces qui représentent la mode française !

Le béret

On a tous une représentation du béret, qu’il s’agisse de l’image de notre grand-père arrosant le jardin durant notre enfance, ou du fameux berger au milieu de son troupeau ! Mais l’histoire du béret remonte à bien plus longtemps qu’il n’y paraît, et prend son origine dans le Béarn. Ca n’est pas pour rien qu’on parle souvent du béret basque ! Dès le Moyen Âge, les prémices de ce chapeau font leur apparition en Europe avec les soldats du Béarn, puisque le béret était une sorte de grande cape couvrant aussi bien le sommet du crâne que les épaules. Peu à peu, sa forme s’est simplifiée, et le Béarn n’étant pas très éloigné du pays basque, les habitants de la région se sont emparé de la laine de leurs brebis pour confectionner les modèles ancestraux du béret. Au cours d’un séjour à Biarritz, Napoléon III perçoit la popularité de ce chapeau, et l’associe instinctivement au pays basque : le béret basque est né ! Peu à peu, il est adopté par une multitude de corps de métiers, des parachutistes aux légionnaires, en passant par les sportifs. Ses tailles et ses couleurs varient peu à peu, jusqu’à devenir l’icône du vestiaire français que l’on connaît aujourd’hui, intemporelle et indémodable.

Beret Francais Indispensable

Béret Le Béret Français

La gavroche

Devenue très populaire au début du XXème siècle, la gavroche est un chapeau que l’on rapproche souvent du personnage éponyme de Victor Hugo. Et pour cause, il doit son nom au jeune garçon des Misérables ! Son développement est lié de près à l’avènement de la casquette, d’abord portée par la classe ouvrière irlandaise dès 1571 — date qui marque l’impulsion du commerce de laine irlandaise et anglaise. L’émigration des Irlandais aux États-Unis lancent, en 1800, la mode des « newsboys », les vendeurs de journaux marqués par ce couvre-chef. Puis, la gavroche prend son essor en France à la fin du XIXème siècle, où elle devient réellement ce que l’on connaît aujourd’hui. On la croise d’abord à Paris sur les têtes des enfants, marquant ainsi l’affirmation du cliché du gamin parisien, qui sera rapidement lié au livre de Victor Hugo. En France, on associe également la gavroche à Francisque Poulbot, peintre français qui représentait beaucoup les « titis parisiens » le crâne vissé de ce chapeau, donnant ainsi naissance au terme de « casquette Poulbot ». La gavroche renaît, et sa visière courte se démocratise dans toutes les couches de la société ! Aujourd’hui, elle est redevenue une pièce tendance, travaillée par les plus grands créateurs de mode, et déclinée au-delà, bien au-delà de l’imaginaire français.

Gavroche Icones Francais

Gavroche Anthony Peto

La marinière

Comment parler du vestiaire français sans parler de la marinière ? À l’origine, la marinière est une blouse dénuée de rayures, confectionnée avec un grand col bateau. Celle que l’on connaît aujourd’hui est intimement liée au « tricot rayé », utilisé en premier lieu comme sous-vêtement par les matelots. Une tenue de travail, donc, qui adopte les rayures que l’on connaît aujourd’hui en 1858, suite à un Bulletin Officiel de la Marine, introduisant le bleu et le blanc pour mieux repérer les marins tombés en mer. Ainsi, les tricots rayés doivent respecter certaines règles, comme les 21 rayures blanches et les 20 ou 21 rayures bleues. Ce chiffre ferait référence, si l’on en croit la légende, au nombre de victoires de Napoléon. Taille, nombre, tout est désormais inscrit dans le marbre, scindant alors le statut d’icône de la marinière. Au XXème siècle, la créatrice Coco Chanel démocratise la marinière que l’on connaît aujourd’hui, ouvrant le champ des possibles pour quiconque le souhaite de porter ce vêtement de travail masculin. Suivent alors Brigitte Bardot, Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld ou encore Jean-Paul Gaultier, qui finissent d’inscrire la marinière dans une tradition purement française, entre chic et décontraction.

Mariniere Icone Francais

Marinière Le Minor

La salopette

Rendue célèbre par son nom évocateur, la salopette ne portait pas cette identité dès sa création. En effet, alors qu’elle s’appeler « cotte à bretelles », son utilité originelle était de protéger celui qui la porte de la saleté par dessus les vêtements. C’est de cette manière qu’elle s’est imposée comme un véritable vêtement de travail, pratique pour ne pas se « saloper ». À noter qu’à l’époque, le terme « salope » n’était pas celui que l’on connaît aujourd’hui, puisqu’il signifiait tout simplement « crasseux ». Un vrai pionnier du workwear à la français, dont la première version naît en 1844 à Lyon, sous l’impulsion de Louis Lafont, dont le beau-père était charpentier. Dans cette optique, la salopette comprend bon nombre de poches, afin d’y ranger tous les outils nécessaires, et s’agrémente par la suite de bretelles afin de ne pas faire tomber le pantalon. Aujourd’hui, de Levis à Agnès b, en passant par le mythique Coluche qui en est devenu un véritable porte-drapeau, tout le monde en propose sa version, alors que la forme originelle est toujours portée par différents corps de métier. Intemporelle et efficace, cocorico !

atelier tuffery salopette

Salopette Atelier Tuffery

Les charentaises

Quoi de plus réconfortant qu’une bonne paire de charentaises au coin du feu ? Au départ, ces pantoufles typiques se retrouvaient aux pieds des valets de la noblesse française, afin de briquer le parquet avec leurs allers et venues (oui oui !), mais aussi d’assurer une discrétion optimale grâce à leur semelle en feutre. C’est aussi la raison pour laquelle on appelait les charentaises « les silencieuses ». Le terme de « charentaise » provient directement de la région Charente, puisqu’au XVIIIème siècle, le feutre provenait directement de l’industrie papetière située… en Charente ! On les glissait alors dans les sabots des paysans, afin de travailler les champs les petons bien au chaud. Peu à peu, la semelle rigide fait son apparition, et en 1907, la charentaise telle qu’on la connaît naît, sous l’impulsion du docteur Jeva. C’est lui qui invente le collage du feutre, et développe ces pantoufles au motif écossais désormais iconiques. Et si elles sont toujours fabriquées en Charente, les charentaises reçoivent en 2019 une protection d’indication géographique pour la technique du cousu-retourné qu’elles incarnent : « Charentaise de Charente-Périgord ». Pendant quelques temps, la charentaise est tombée en désuétude, mais aujourd’hui, elle est pleinement revenue sur le devant de la scène, et se décline en de nombreux coloris, et parfois même dans certaines matières, plus ou moins luxueuses.

Charentaises Icone Francaise

Charentaises Le Slip Français

Les espadrilles

À l’instar du béret, l’espadrille est directement assimilée au pays Basque. Et pour cause, malgré un lieu de création parfois controversé et des origines floues, l’espadrille est une chaussure fabriquée dans le Sud Ouest de la France. Originellement, elle est composée d’une semelle tressée en corde de jute et de toile. Sur ce principe, rien n’a changé aujourd’hui, et si elle se démocratise au XIXème siècle notamment auprès des ouvriers, c’est au XXème siècle qu’elle prend son envol véritable. À cette période, l’espadrille devient moins une chaussure ouvrière qu’une chaussure de style. En effet, dès les années 1960, des grands noms de la mode tels que Yves Saint Laurent vont s’y intéresser et la hisser sur le haut des podiums. Peu à peu, le milieu entier se saisit de l’espadrille basque, jusqu’à donner à cette fabrication ancestrale des airs de modernité qu’elle n’aurait sans doute jamais pensé connaître (si elle pouvait parler !). Aujourd’hui, l’espadrille possède une renommée internationale, et rien que pour cela : on dit oui !

Espadrilles Icones Vestiaire Francais

Espadrilles Montlimart

Le Richelieu Repetto

Mon truc en plumes
Plumes de zoiseaux
De z’animaux
Mon truc en plumes
C’est très malin
Rien dans les mains
Tout dans le coup de reins.

Vous avez reconnu ? C’est l’une des chansons qui a rendu célèbre Zizi Jeanmaire. Cette meneuse de revue connaît aujourd’hui une grande postérité, mais si l’on en parle en l’occurrence, ça n’est pas pour ses talents de danseuse et de chanteuse. Non, Zizi Jeanmaire est également à l’origine d’une paire de chaussures : la Zizi, ces derbies iconiques de la marque Repetto. Et il y a une raison à cela : elle était la belle-fille de la fondatrice de la marque, et la femme du chorégraphe Roland Petit. Ce dernier a, quant à lui, provoqué en 1947 la création de Repetto, puisque les premiers modèles de la marque étaient des pointes et demi-pointes. Peu à peu, les chaussures parviennent jusqu’aux plus grands danseurs, et la proposition s’élargit saison après saison. On connaît désormais les ballerines, mais également le modèle Zizi, développé dans les années 1970. Cette paire de chaussures en cuir s’inspire des chaussons des danseurs de jazz, puisqu’elle épouse les courbes du pied de la plus belle des manières. Dès les premières années, le chanteur Serge Gainsbourg tombe amoureux de ce Richelieu, et se procure une paire de Zizi blanches. En fondant un telle imaginaire collectif, le chanteur a fait de cette paire de chaussures une référence mixte lorsqu’il s’agit d’allier le style et le confort. L’icône est née !

Zizi Repetto Icone

Zizi Repetto

Les baskets Spring Court G2

Qui n’a jamais vu portées ces baskets à la fois simples et solides. Conçues en 1936 dans le but de jouer au tennis sur de la terre battue, les Spring Court G2 ont contribué à installer le terme « tennis » dans le langage commun lorsqu’il s’agit de parler de baskets. La supplément d’âme de ces G2 reste l’empiècement au niveau des orteils, afin de protéger ces derniers des chocs, au même titre que la semelle ventilée. En bref, une paire pensée dans les moindres détails, que Spring Court a développé sur plusieurs générations, jusqu’à toucher un certain… Serge Gainsbourg, encore ! Et de toute évidence, le vestiaire français a encore de beaux jours devant lui.

Spring Court G2 Francais

G2 Spring Court

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