Le Pigalle

Le quartier a toujours eu une réputation sulfureuse. C’est à la fin du 19ème siècle qu’apparaissent les premiers cabarets. Le plus connu d’entre eux est devenu une institution : Le Moulin-Rouge. A partir des années 1910-20, Pigalle devient un véritable repère de bandits avec ses bars clandestins et ses maisons closes. Après guerre, la loi Marthe Richard impose en 1946 la fermeture de ces établissements plus communément appelés « bordels ». Mais la prostitution ne disparait pas pour autant, elle évolue. Et plus largement, Pigalle s’affirme comme un haut lieu des nuits parisiennes. Quand j’étais lycéen, j’allais à la « Loco ». Une adresse populaire où on pouvait facilement rentrer. Quelques années plus tard, c’était les soirées électro qui me faisaient revenir dans le quartier. On commençait à l’Élysée Montmartre, on finissait au Folies Pigalle. Aujourd’hui, certains bars à hôtesses sont devenus des bars à cocktail, le quartier est devenu plus touristique, mais on y croise toujours des artistes, des femmes et sans doute quelques gangsters nostalgiques.

Le Pigalle Paris Trench Lunettes

Pour ce nouveau shooting, je me suis rendu à quelques mètres de la place Pigalle dans un hôtel qui a été rénové il y a 3 ans. Le Pigalle (c’est son nom) est à l’image du quartier : accueillant, étonnant, bouillonnant. C’est un lieu de rencontres où l’on peut venir prendre un verre, manger, danser, discuter, exposer, rêver, dormir, etc. Un lieu moderne mais qui a su conserver habilement l’âme du quartier avec notamment son velours rouge, sa barre de pole dance et ses affiches et photos un peu olé olé. Mon premier look de la saison reprend en partie ces ingrédients : il y a une inspiration vintage évidente mixée avec des pièces plus contemporaines.

Le Pigalle Paris Trois quarts

La pièce clé est ce trench qui symbolise à lui seul cet esprit. Si vous êtes un lecteur régulier, vous serez surpris d’apprendre que je l’ai déniché chez Hugo Boss. Je dis cela car c’est une marque que l’on met très peu en avant, et c’est même la toute première fois, que je porte un vêtement venant de chez Hugo Boss (qui est néanmoins une des marques de mode masculine les plus connues au monde). En découvrant sa nouvelle collection, j’ai eu un coup de foudre pour la couleur de ce trench. Et au-delà de cette teinte fauve inhabituelle, que je trouve particulièrement réussie, le manteau s’est avéré bien coupé, bien fini, agréable à porter. Bref, vous l’aurez compris : je suis donc officiellement fan de ce trench !

Le Pigalle Paris Trench veste chemise

En dessous, je porte une chemise de chez Paname Collections. Il s’agit de leur modèle « Arsène » à rayures bleues et blanches. Un grand classique, dans un beau tissu et une coupe très réussie. Toujours à un prix très juste. La veste à motif Prince de Galles fait partie de mon vestiaire depuis plusieurs années maintenant. Je l’ai faite réalisée chez Samson il y a 8 ans. Vous pouvez d’ailleurs (re)découvrir ce shooting « Un dandy à Villandry » dans laquelle je la porte avec le pantalon et le gilet coordonnés. Que de souvenirs là aussi ! Mais j’ai fait cette fois le choix d’une cravate différente, c’est une cravate en tricot marine de chez Balibaris. Et il s’agit là encore d’un modèle d’époque car c’était une des premières pièces proposées par la marque parisienne à ses débuts (2010-2011).

Le Pigalle Paris Buste

Montre Alpina Startimer Pilot Heritage

Les lunettes viennent de chez Sensee. C’est une monture de forme ronde, avec un motif en écaille, qui a beaucoup de caractère et que j’ai évidemment choisie pour son style vintage affirmé. Produites en France, comme toutes les lunettes de chez Sensee. La montre est quant à elle une nouveauté de chez Alpina : la Startimer Pilot Heritage GMT. Un modèle qui reprend les codes esthétiques des années 70 avec un boîtier en acier inoxydable de forme coussin et un cadran qui est ici décliné en couleur bleue. S’agissant d’une montre de pilote, la lisibilité est optimale grâce à des aiguilles luminescentes, une trotteuse des secondes orange et un index composé de marqueurs lumineux. Et pour les voyageurs : une fonction GMT. La montre est vraiment jolie et correspondait parfaitement à l’esprit du look que j’avais en tête !

Le Pigalle Paris Paraboot

Et pour finir, les chaussures ! Il s’agit d’un derby de chez Paraboot. Le « Azay » qui est un modèle permanent créé il y a une cinquantaine d’années. Il est vraiment représentatif du savoir-faire de cette ancienne marque française. Il est à la fois élégant, confortable et robuste. Le cuir est un veau pleine fleur gras, la semelle est en gomme naturelle et les chaussures sont assemblées grâce à un véritable cousu norvégien. J’aime beaucoup leur style vintage et comme vous pouvez le voir, malgré leur aspect traditionnel, elles peuvent se porter de manière plus contemporaine avec un jean retroussé. Ce dernier fait partie de la collection Made & Crafted de chez Levis (leur gamme premium). J’aime la couleur et la texture de sa toile qui permet de réaliser une belle association de matières avec le reste de la tenue. Je précise juste que je le portais pour la première fois pour ce shooting, et qu’en découvrant les photos, j’ai trouvé que les ourlets auraient mérité d’être plus prononcés (pour rebondir sur notre sujet d’hier sur la largeur des ourlets).

Le Pigalle Paris Plein Pieds


Trench Hugo Boss
Veste Samson
Chemise Paname Collections
Cravate Balibaris
Lunettes Sensee
Montre Alpina
Jean Levis
Chaussures Paraboot
Merci à Le Pigalle pour son accueil
Crédit photo : Florie Berger

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