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Comment choisir un bijou pour homme ?

Parmi les accessoires que le vestiaire masculin comprend, les bijoux occupent une place à part. Malheureusement, ils traînent parfois derrière eux une image connotée pas vraiment justifiée : trop féminin, trop « rebelle », trop quelque chose, etc. Et il n’y a qu’à demander autour de nous pour en avoir le coeur net. Je mets ma main à couper que la majorité des personnes que l’on interrogera à ce sujet donneront des réponses allant dans ce sens. Pourtant, l’homme porte le bijou depuis (presque) la nuit des temps ! Aujourd’hui, l’offre est de plus en plus développée, ce qui fait que chacun peut trouver chaussure à son pied (enfin bague à son doigt vu le sujet). De fait, et à cause de stéréotypes encore un peu trop présents, bon nombre d’entre nous n’osent pas franchir le pas. Aujourd’hui, et pour nous aider à y voir plus clair, on liste tous les points à avoir en tête lorsqu’il s’agit de choisir un bijou :

Sommaire

1. Un peu d’histoire
2. Quels sont les bijoux pour homme ?
3. Où trouver des bijoux pour homme ?

1. Un peu d’histoire

Pour un homme, porter un bijou ne date pas d’hier. En effet, des traces d’ornements corporels ont été datées à l’air du Paléolithique, soit il y a environ 100 000 ans. Principalement réalisées à partir de coquillages et de dents d’animaux, ces parures pouvaient avoir plusieurs rôles, du statut « social » à la simple décoration stylistiques (c’est qu’ils étaient déjà coquets les hommes préhistoriques !). Par la suite, l’Homme réalise des parures plus « développées » en s’aidant de matériaux tels que des os, des bois de cervidés ou encore quelques minéraux tendres comme le calcaire. Il faudra attendre le Néolithique pour voir apparaître les premières perles sur les bijoux archaïques. Elles seront alors présentes sur des coiffes mais aussi des vêtements ou des parures pour jambes et bras.

On fait un petit bond dans le temps pour nous arrêter à une période charnière du bijou : l’Égypte Antique. Si auparavant, on ne se cantonnait qu’à de petits os et des coquillages, ici c’est « bling bling party » : de l’or en veux-tu en voilà, absolument partout et pour (presque) tout le monde ! En effet, seuls les plus riches pouvaient s’offrir de magnifiques parures en or massif. On retrouve alors des plastrons mais aussi des manchettes et bagues et même des coiffes. À cette époque, les hommes portent d’ailleurs plus de bijoux que les femmes ! Mais l’utilisation de l’or n’est pas chose anodine.

En effet, déjà à cette époque (et même avant d’ailleurs), pierres et métaux précieux avaient une valeur symbolique et se rapportaient à la vie divine. Je cite François Daumas, directeur de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire de 1959 à 1969, dans son livre « La valeur de l’or dans la pensée égyptienne » : « […] les spéculations de M. Spiegel le conduisent à écrire que le choix de l’or comme symbole cosmique doit être compris comme une allusion à l’éclat des rayons du soleil qui, dans les hymnes solaires égyptiens, sont constamment comparés à l’or ». Si vous souhaitez en savoir davantage (et que le sujet vous intéresse), je vous invite à lire ce récit, passionnant !

Bijoux-Egypte

Extrait d’une petite partie du trésor enterré avec Toutankhamon

Parallèlement, cette soif d’or mystique frappe également un continent encore inconnu : les Amériques. Chez les pré-incas par exemple, les bijoux étaient mobiles, étincelants, sonores et ornés d’un bestiaire magique, afin que leurs propriétaires apparaissent surnaturels et reliés au monde divin. Que ce soit des boucles d’oreilles en or étincelant, des bracelets parsemés de pierres brutes ou des colliers en or ouvragés, toute parure est en connexion plus ou moins directe avec le divin.

Retour en Europe (et dernier bond temporel) pour nous retrouver à la cours des rois. Le fait d’ensevelir un mort avec ses parures étant encore largement répandu à l’époque, de nombreux bijoux réalisés durant le haut Moyen-Âge (entre l’an 500 et l’an 1 000 environ) nous sont donc parvenus dans un état de conservation fantastique, ce qui nous a permis de parfaitement considérer l’intérêt de ces parures durant cette ère. De nos jours, l’orfèvrerie médiévale est encore considérée comme l’une des plus travaillées et des plus élégantes.

Rares moyens d’expression de l’époque, bon nombre d’orfèvres ont alors réalisé de vrais chefs d’oeuvre, certains basés sur des faits historiques. Véritable passion de l’époque, les bijoux ont une place de choix dans la vie médiévale, sur les femmes comme sur les hommes. Parmi les pièces que l’on retrouve durant cette période, on peut citer les bagues mais aussi les bracelets, les colliers, les broches ou encore les diadèmes ou les pendentifs.

2. Quels sont les bijoux pour homme ?

Après cette introduction historique passons aux choses sérieuses : quel(s) bijou(x) peut-on bien porter quand on est un homme ? Si la liste peut être relativement longue, nous allons nous intéresser ici à quatre principales pièces : les bagues, les bracelets, les boucles d’oreilles et les colliers. Passons-les au crible :

A. Les bagues

– Sur quel doigt porter une bague ?

C’est sans aucun doute la pièce qui peut faire le plus de « polémique » dans notre collection, mais aussi la plus déclinée. Connaissant plusieurs styles différents, il ne suffit pas simplement de passer un anneau pour porter une bague ! En effet, en fonction du doigt (mais également de la main) sur lequel on décide de passer une bague, cela aura une signification bien particulière. Ainsi, on aurait :

  • le pouce : symbole d’amitié.
  • l’index : symbole de pouvoir, d’autorité et de leadership.
  • le majeur : symbole d’équilibre et de responsabilité.
  • l’annulaire : symbole de mariage, d’amour et d’engagement mais aussi de créativité.
  • l’auriculaire : symbole d’intelligence.

Bien entendu, libre à chacun d’apporter ou non du crédit à ces symboles. Ce qu’il faut cependant garder en tête est qu’une bague (et plus largement les bijoux en général) n’a aucune utilité pratique. En d’autres termes, cette dernière est là pour accessoiriser une tenue ou bien extérioriser une personnalité (voire les deux). Dans ce cas, savoir où placer une/des bague(s) en fonction de nos traits de caractère est primordial. A cela s’ajoute le choix de la main : la gauche est considérée comme celle de l’esprit et du mental alors que la droite celle de l’action (la main dominante en quelque sorte).

AD Studio Bague

Autre point qu’il faudra vérifier lorsque l’on voudra porter plusieurs bagues : l’équilibre. Ainsi, le nombre de bagues que l’on peut porter dépendra absolument de leur accord entre elles. Il est donc tout à fait possible d’avoir une bague à chaque doigt mais l’exercice peut vite tourner à la faute de goût si l’on ne respecte pas certains paramètres (ou que l’on ne s’appelle pas Johnny Depp). Ainsi, deux trois règles sont à avoir en tête pour éviter toutes fautes :

  • Les grosses bagues se suffisent bien souvent à elles-mêmes et n’appellent donc pas nécessairement d’autres bagues sur la même main.
  • Se limiter à deux voire trois bagues par main permettra d’éviter les faux-pas stylistiques.
  • A moins d’avoir un style fort et assumé, dépasser les trois bagues par main peut vite tourner à la caricature.

– Les points de contrôle avant d’acheter une bague

Ces principes bien en tête, passons aux différentes formes de bague que l’on peut trouver sur le marché. Bien qu’il y ait bon nombre de styles différents, il n’existe au final que très peu de formes de bague à part entière. Ainsi, on trouvera majoritairement des anneaux ou des chevalières et leurs dérivés. Ensuite, c’est le degré de finitions qui viendra faire la différence. Et le premier n’est autre que le métal utilisé pour la confection du bijou. Bien évidemment, on trouvera majoritairement des pièces réalisées à partir d’or ou d’argent. Là aussi, certains points sont à avoir en tête pour bien choisir son métal :

L’argent

  • Préférer une bague en argent massif : autrement dit, un matériau comprenant au minimum 80% d’argent pur. Bien souvent, du cuivre est ajouté pour garantir la solidité de l’alliage. Il existe différent degré d’argent : argent 800 (pour 80% d’argent compris), argent 925 (92,5%, le plus courant) et argent 950 (95%).
  • Vérifier le poids de la bague : une bague en argent massif sera généralement plus lourde qu’une bague réalisée dans un autre alliage et à taille égale.
  • Vérifier le poinçon : généralement fait sur une partie cachée, il permet d’attester de l’authenticité du métal utilisé.
  • Le test de l’aimant : l’argent n’est pas sensible au champ magnétique d’un aimant. Ainsi, si la bague que l’on a devant les yeux ne bouge pas à proximité d’un aimant, elle est belle et bien en argent massif.

Bague-Louis-Abel

L’or

  • Vérifier le carat de la bague : une bague est considérée en or lorsque son grammage est égal ou supérieur à 10 carats. Le maximum est 24 carats, soit 99,9% d’or pur. Généralement, on choisit des bijoux de 18 carats.
  • Vérifier le poinçon : comme pour l’argent, l’or est poinçonné. C’est l’une des principales façons de vérifier si on est en présence d’or ou non.
  • Vérifier son magnétisme : là encore, l’or n’est pas sujet au champ magnétique d’un aimant.
  • Acheter chez des revendeurs certifiés : malheureusement l’or, au même titre que les diamants, peut parfois provenir de revendeurs douteux. Mieux vaut donc se fournir chez de vrais bijoutiers ou boutiques spécialisées.

 

Les pierres

Venant accompagner les métaux, les pierres auraient des vertus et, comme pour le placement sur tel ou tel doigt, des significations. Voyons celles qui sont majoritairement utilisées pour la confection de bague.

  • La turquoise : utilisée depuis des millénaires, elle a premièrement été extraite de gisements dans la région du Sinaï. Considérée comme lien direct avec les dieux, elle était utilisée comme protection et montée sur des amulettes. Aujourd’hui, on lui prête des vertus de guérison.
  • La labradorite : comme son nom laisse à supposer, elle provient du Canada. Pierre semi-précieuse, elle est considérée par les Inuits comme une aurore boréale gelée. Affichant des teintes oscillant entre le bleu nuit, le gris bleu, le jaune et le vert, elle permettrait une meilleure circulation sanguine.
  • L’agate noire : également appelée onyx, c’est une pierre volcanique qui s’est cristallisée. Elle confèrerait à son porteur une stabilité et une confiance en soi renforcée.
  • L’ambre : Contrairement aux autres, son origine n’est pas minéral mais organique, puisqu’elle est le résultat de la fossilisation de résine d’arbres. Elle présente donc la particularité d’être translucide, légèrement jaune et abritant de l’ADN de dinosaures d’après Steven Spielberg.

B. Les bracelets

Il y de fortes chances pour que l’on commence notre initiation à l’art de porter des bijoux correctement avec les bracelets. Si à l’adolescence, on cumulera ceux faits par un amour de vacances ou provenant des festivals que l’on aura écumé, ceux que l’on porte de manière « sérieuse » sont totalement différents. Plus simple à porter que les bagues, il permet de tester pas mal de combinaisons avant de trouver celle(s) qui nous plait(sent) le plus. Là encore, il existe une pluralité de bracelets différents mais, dans un esprit de synthèse, nous allons nous arrêter sur les plus usités :

  • Les joncs : on retrouve ici tous les bracelets rigides en métal (argent de préférence) pour homme. Ouvert ou fermé, fin ou large, plat ou rond, travaillé ou lisse, il existe une multitude de déclinaisons, ce qui permet de l’associer facilement. On le préfèrera massif que creux pour éviter toute déformation voire cassure au fil des ports.
  • Les bracelets en cuir : là encore, on en retrouvera des différents. Qu’il soit tressé ou simple, large ou fin, coloré ou non, le plus simple est d’essayer le bracelet en cuir afin de voir ce qui nous va / nous plait le plus. Porter un jonc avec un bracelet en cuir peut être une très belle association si ces derniers sont bien choisis !
  • Les bracelets en tissu : souvent proposés en entrée-de-gamme, les bracelets en tissu connaissent un regain d’intérêt ces dernières saisons, notamment grâce à l’engouement pour l’upcycling. En effet, certaines chutes de tissus sont désormais utilisées pour réaliser de jolis bracelets en tissus au caractère fort. Facile à associer, ils peuvent se marier avec à peu près tout, si tant est qu’on les choisisse au mieux.

C. Les colliers

On commence à arriver dans des bijoux un peu plus compliqués à porter ! Contrairement au bracelet ou à la bague, le collier peut être plus intime, notamment lorsqu’il est couplé à un pendentif ayant une représentation particulière. Ainsi, il est possible de porter un collier sous nos vêtements, le cachant alors jalousement aux yeux de tous. Comme pour les autres, certaines règles sont à respecter si l’on ne veut pas commettre d’impair lorsqu’on choisit son collier :

  • Choisir la bonne longueur : n’est pas Roi Heenok qui veut, mieux vaut donc rester sur des tailles standards. Inutile donc d’avoir une chaîne qui arrive au nombril et, à l’inverse, on évite les ras de cou, beaucoup trop féminin.
  • La surenchère n’est pas nécessaire : contrairement aux bracelets, multiplier les colliers portés n’est pas vraiment une bonne idée. Une superposition de deux colliers au style différent mais complémentaire peut être une bonne idée, mais pas plus !
  • Un choix de collier impacté par notre style : évidemment, on ne portera pas un collier de la même façon selon que l’on s’habille en street ou plus habillé. Là encore, il s’agira de passer bon nombre de modèles afin de trouver celui qui nous correspond le plus et garder en tête que des chaînes donnent un style plus brut et authentique alors que du cuir se rapprochera d’un look folk/naturel.

Look Eperon Meduse

D. Les boucles d’oreilles

Dernier bijou que l’on traitera dans cet article, les boucles d’oreilles sont certainement les plus clivantes. Et la raison est toute simple : contrairement à une bague, un collier ou un bracelet, il faut percer notre oreille pour pouvoir les porter ! Un acte qui, bien qu’anodin, traduit d’une certaine détermination à porter un bijou. Les boucles d’oreilles sont également clivantes sur le plan professionnel car ces dernières ne seront malheureusement pas tolérés parfois pour les hommes. Voici une liste rapide des points à considérer lorsque l’on souhaite s’acheter une paire de boucles d’oreilles :

  • Privilégier l’argent : comme pour le reste, on privilégiera l’argent pour plusieurs points. Le premier est la durabilité, l’argent étant plus résistant qu’un alliage faible, qui peut parfois contenir du nickel, une potentielle source d’allergie. Comme tous métaux, l’argent s’oxyde. Il faudra donc veiller à nettoyer nos boucles d’oreilles régulièrement.
  • La simplicité est la clé : pouvant être assez difficile à assumer pour certains hommes (qui les considèrent encore comme des bijoux féminins), mieux vaut sélectionner des modèles assez simples comme des clous en argent ou de petits anneaux. Et on oublie tout ce qui brille, par pitié !
  • L’oreille gauche, droite ou les deux : c’est une question de goût mais percer les deux oreilles donne un résultat plus harmonieux et symétrique. Si on choisit de ne se percer qu’une seule oreille, la règle de la simplicité est encore plus probante.

Mira Huile Effet

Anneau en acier chirurgical qu’il est possible de poser dès le perçage du lobe !

3. Où trouver des bijoux pour homme ?

On termine cet article avec notre traditionnelle liste de bonnes adresses. Bien entendu, il sera toujours plus commode de se rendre dans une boutique physique afin d’essayer le bijou et d’appréhender au mieux ses dimensions, mais il est possible de trouver de belles affaires lorsqu’on surfe sur le Net :

A. Bijoux en-dessous de 50€

Pas de grand miracle ici, on sera clairement sur des bijoux entrée-de-gamme. Peu ou pas d’argent, majoritairement des alliages (souvent faibles) et des durabilités toute relatives. Cependant, ces marques ont le mérite de proposer des petits prix, ce qui peut nous aider à nous familiariser avec tel ou tel bijou, tester et voir si cela nous correspond et nous plait. On trouve cependant de très belles surprises, comme Gudule par exemple. Pour un bijou à moins de 30€, voici les enseignes que l’on vous conseille :

B. Bijoux entre 50€ et 150€

Ici, on monte en gamme pour trouver des bijoux principalement réalisés en argent massif ou en cuir véritable. Les pièces sont plus détaillées ou arborent des styles biens particuliers, comme les productions d’Harpo par exemple. On se tournera donc vers elles quand porter des bijoux sera devenu une chose naturelle, presque indispensable.

C. Bijoux à partir de 150€

On termine avec une petite liste de marques proposant de très beaux produits. Matériaux d’exception, montage à la main (et pour certains à la commande), pièce sur-mesure, etc. Tout est fait ici pour rendre le bijou unique. Des pièces épurées de Louis Abel aux créations baroques et antiques de Tant d’Avenir, tous les styles sont représentés.

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