Souvenirs urbains

Pour bon nombre d’entre nous, le paysage que nous voyons chaque jour est principalement urbain. Asphalte, béton et métal s’y mélangent alors pour créer une fresque moderne. Si l’on peut blâmer le grand manque de parcelles de verdure dans nos villes, on peut toutefois y trouver une certaine beauté, soit en leur sein, sans dans leurs entrailles. Dans ma jeunesse, lorsque j’étais encore fougueux, plein de vie et insouciant, j’avais un petit passe-temps avec mes amis de l’époque : l’urbex. Pour ceux qui l’ignorent, cette pratique consiste à visiter des lieux abandonnés par l’homme. Si elle n’est pas sans risques et illégale, elle m’a toutefois permis d’accéder à des lieux insolites, tantôt magiques, tantôt cauchemardesques, mais toujours pourvus d’une âme, d’une histoire oubliée. Si ce passé d’explorateur urbain est désormais loin derrière moi, j’aime y repenser et me remémorer ces moments, comme dans ce parking sous-terrain, flambant neuf et pourtant désespérément vide.

Le temps d’un shooting, j’ai donc imaginé la tenue que je porterais aujourd’hui si je devais refaire une visite d’un lieu abandonné (mais plus ou moins propre et sans escalade). Je suis parti du manteau, presque indispensable pour bien rester au chaud. J’ai flashé sur ce modèle de chez Harmony et baptisé Maximus Decimus Meredius, commandant en chef des armées du Nord, général des légions Felix, fidèle serviteur du vrai empereur Marc Aurèle. Macintosh plutôt classique par sa forme, c’est son motif, un Prince-de-Galles revisité, qui a su attirer mon attention. En dessous, j’ai opté pour une chemise de chez Abbie & Rose. Prénommée Tlouk, elle s’illustre par un denim très souple et léger aux larges rayures blanches.

Depuis quelques temps maintenant, je m’intéresse à ce que l’on appelle le « militaray workwear ». Plus que de porter un simple treillis, c’est réussir à trouver une pièce ayant un vécu qui m’intéresse. Et il y a une marque dont le travail me plaît beaucoup : Champ de Manoeuvres. Je suis assez bluffé par la façon dont Ahmed et Armand, les fondateurs, arrivent à repenser, retravailler et transformer des pièces du vestiaire militaire. Ce « Monkey pant P44 utility trouser » ne déroge pas à la règle. Voyant le jour dans les rangs de l’armée américaine lors de la Seconde Guerre mondiale, il était alors porté sur presque tous les fronts. La marque toulousaine l’a repensé avec une sublime toile de moleskine de 420 grammes au mètre, qui lui donne une vraie densité. Son port est incroyablement confortable !

Aux pieds, je me voyais difficilement porter autre chose que des baskets. J’ai donc choisi cette paire de Ceiba de chez Faguo, qui allie confort et légèreté. Nouveauté de la marque, elle se distingue du reste de la collection par son look très « nineties ». Pour terminer la tenue, j’ai misé sur deux accessoires clés. Le premier n’est autre qu’un sac à dos. Mais pas n’importe lequel ! Il vient de chez Balsa Leather, une marque de maroquinerie colombienne. Plutôt bien pensé, il permet d’emporter pas mal d’objets avec nous. Le second est une casquette provenant de chez Ayma. Si elle semble on ne peut plus classique, sa particularité vient du fait qu’elle soit réalisée à partir d’un jolie velours côtelé. Elle me tiendra donc chaud tout en me protégeant efficacement d’une averse soudaine !

Casquette Ayma
Manteau Harmony
Chemise Abbie & Rose
Sac à dos Balsa Leather
Pantalon Champ de Manoeuvres
Chaussettes UNIQLO
Baskets Faguo

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