Quel tissu choisir pour un costume ?

Si la couleur d’un costume peut être un critère relativement simple à déterminer, le choix du tissu de notre prochaine armure urbaine reste, parfois, un casse-tête tant plusieurs critères rentrent en compte : isolation thermique, qualité du tissu, nature du tissu, etc. Vous l’aurez compris, ces critères tournent autour du tissu ! Ce dernier peut être réalisé dans différentes matières et toutes ont leurs avantages comme leurs inconvénients. Un bon nombre d’informations sont donc à assimiler afin de choisir le tissu idéal en fonction de l’utilité que l’on aura de notre futur costume. Et comme un 100% laine ne veut pas forcément dire un ensemble de qualité, nous nous sommes efforcés de décortiquer et de développer ces différents points afin de ne plus choisir au hasard son complet.

I. Les matières

A. Les matières naturelles VS les matières synthétiques

La laine

C’est sans aucun doute la matière reine pour réaliser un costume. Cependant, il en existe de toutes les qualités, un costume 100% laine ne garantira donc pas un bon costume avec un rendu impeccable. C’est également la matière pouvant être utilisée aussi bien en hiver qu’en été. Il s’agira alors de surveiller le poids, exprimé en once (l’unité de mesure du système impérial britannique), afin de savoir pour quelle saison le complet est destiné. Un costume de 16 oz par exemple sera parfait pour vous suivre tout l’hiver : il vous tiendra chaud sans vous étouffer. En somme, la laine se décline en différents types de tissus, tous adaptés pour telle ou telle situation. De plus, c’est la matière de base à tous les mélanges : il n’est donc pas rare de voir un costume associer laine et soie par exemple pour obtenir un rendu élégant et brillant.

harmony costume victor gris

Costume Harmony

Le coton

L’avantage non négligeable de l’utilisation du coton dans la fabrication d’un costume est son indéniable légèreté. Travaillé de différentes façons comme le moleskine, le seersucker ou bien le velours, le coton apportera un côté casual à un complet. Ainsi, on pourra aisément le porter dépareillé. L’autre avantage du coton est sa grande respirabilité qui l’associe irrémédiablement à la saison estivale. Il sera donc préférable de choisir un deux pièces avec une veste déstructurée afin d’obtenir un look habillé et décontracté. Dernier point non négligeable : le coton est moins cher que la laine. Un costume en coton sera donc, de fait, plus abordable qu’un costume en laine. Pratique pour agrémenter son summer dressing ! Le seul défaut notable du coton est qu’il supporte difficilement le contact avec l’eau et autres liquides. Évitez donc de vous jeter tout habillé dans une piscine : en plus d’être ridicule, il y a fort à parier que vous aurez ruiné votre deux pièces.

Costume Coton

Crédit photo : Dress like a

Le lin

Autre tissu star de la belle saison, le lin est sans doute la matière phare pour les climats chauds et humides. Robuste et léger, la toile de lin se froisse toutefois très rapidement. Difficilement portable de façon très formelle, le lin impose une certaine décontraction. Oubliez donc tout accessoire superflu comme une cravate : le lin n’accepte que la pochette en soie.

Lin Veste

Crédit photo : Men in this town

La soie

De par son prix, la soie n’est utilisée à la réalisation d’un costume uniquement que pour des mélanges, avec la laine ou le coton majoritairement. Ainsi, il est quasi impossible de trouver des costumes 100% soie. Obtenue grâce à des arthropodes (vous savez, toutes ces petites bêtes inoffensives comme les araignées par exemple mais qui, pourtant, peuvent hanter vos pires cauchemars), la soie permet d’ajouter brillance et fluidité au tissu. Ainsi, le tissu prend davantage la lumière et permet donc d’obtenir des reflets. Par conséquent, ce matériau est à privilégier pour les costumes et autres vestes de soirée.

Soie Costume

Crédit photo : David Reeves bespoke

Le polyester, le viscose, etc

Cette catégorie regroupe toutes les matières synthétiques. Matières reines du bas de l’entrée de gamme, elles ne sont pas à privilégier. Utilisées afin de produire en grande quantité des costumes à bas coûts, ces matières sont difficiles à porter au quotidien. Très peu – voire quasiment pas – respirantes, les matières synthétiques faciliteront votre sudation. Elles seront également d’aucune utilité l’hiver tant leur capacité à retenir la chaleur est inexistante. Outre le fait que ces matières ne connaissent pas la définition d’isolation thermique, leur tenue est plus que sommaire : elles auront tendance à plisser facilement et à se froisser rapidement. Mais leur plus gros point négatif est sans aucun doute le rendu : un costume en synthétique se remarque directement. Le seul avantage à choisir ce type de matière est le fait que l’on peut trouver un ensemble aux alentours des 100€, pratique pour les petits budgets.

Hm Costume

Costume H&M

B. Le titrage

Si vous avez déjà acheté un costume, il y a de fortes chances pour que la personne que vous aviez en face de vous ait parlé du titrage. Et, la plupart du temps, son discours sera le même : « partez sur du Super 160s c’est bien meilleur que le Super 100s ! ». Désolé de vous l’apprendre, mais il est fort probable qu’il vous ait raconter n’importe quoi. Afin de ne plus choisir à l’aveugle le titrage de votre prochain costume, nous allons détailler au maximum et de manière simple ce point capital dans le choix dans complet.

La qualité de la laine

Outre son aspect et sa résistance, la qualité de la laine peut être quantifiée par plusieurs autres critères. La plus évidente est l’origine de laine. Cette dernière est alors définie par la race de l’animal (le mouton étant le principal fournisseur de laine) et l’âge de la bête (la laine d’agneau sera plus fine que celle d’un mouton adulte). Sa couleur est également un critère non négligeable : plus elle est blanche plus il sera facile de la teindre. Deux autres caractéristiques sont également à prendre en compte afin de mesurer la qualité d’une laine. La première réside dans l’ondulation des fibres : plus ces dernières sont frisées, plus elles se prêteront à la réalisation d’un filage fin. Enfin, un test mécanique vise à mettre les fibres de laine à rude épreuve. Cette technique permet alors de classer la laine : les fibres moins résistantes seront alors destinées à être transformées en feutre par exemple.

Le classement en Super

On en arrive donc au vif du sujet. Afin de bien comprendre cette classification, il convient d’expliquer pourquoi elle a été mise en place. Ce système s’intéresse à la finesse de la fibre. Il permet alors de classifier les fibres en fonction principalement de leur épaisseur. Ainsi, plus la fibre sera épaisse plus son classement en super sera bas. Le chiffre suivant le terme Super détermine le nombre de fibres tissées au centimètre carré. Les Super sont donc classés de cette façon :

Qualité
Diamètre des fibres
Super 80's
19,75 μm
Super 90's
19,25 μm
Super 100's
18,75 μm
Super 110's
18,25 μm
Super 120's
17,75 μm
Super 130's
17,25 μm
Super 140's
16,75 μm
Super 150's
16,25 μm
Super 160's
15,75 μm
Super 170's
15,25 μm
Super 180'S
14,75 μm
Super 190'S
14,25 μm
Super 200's
13,75 μm
Super 210's
13,25 μm
Super 220's
12,75 μm
Super 230's
12,25 μm
Super 240's
11,75 μm
Super 250'S
11,25 μm

Giuseppe Manzone, fondateur de Giu’s bespoke journal, nous apporte quelques précisions : « Quand on me pose cette question, j’essaie toujours de comprendre ce que mon interlocuteur veut me dire quand il me parle d’un costume pour tous les jours. Je considère donc que l’on me parle d’un costume que l’on peut porter au travail comme en soirée. Si vous travaillez beaucoup assis à votre bureau j’opterais plutôt pour un titrage super 110’s. Vous me remercierez pour ce conseil quand le tissu au niveau du pli de votre genou sera moins froissé à la fin de votre journée. Dans le cas où vous travaillez plutôt debout ou en meeting avec des clients les super 120’s et super 130’s vous assurerons le succès pour leurs tombés au niveau des bras et de la poitrine. Enfin, faites attention ! Les vendeurs en magasin essayeront de vous faire croire qu’un tissu Super 150’s sera sûrement de meilleure qualité par rapport à un Super 120’s. C’est donc loin d’être évident ! »

Infographie Matieres

En résumé, un Super élevé comme un Super 180’s désigne un tissu fin qui possède 180 poils (ou fibres) au centimètre carré. Généralement, on sépare les tissus à partir du Super 150’s. Ainsi, ceux classés en dessous seront considérés comme épais et ceux supérieurs à cette limite comme fins. Mais attention ! Nous sommes encore trop nombreux à penser « Super élevé = très bonne qualité » et inversement. Certes, un tissu ayant une haute classification sera plus fin, plus souple et aura une meilleure tenue. En contrepartie, il sera plus cher et, surtout, beaucoup plus fragile. En sachant cela, le plus sage est donc de partir sur un tissu compris entre Super 120’s et Super 150’s pour un costume de tous les jours : il sera agréable à porter, relativement fluide et aura une résistance accrue surtout au niveau des points de tension (genoux et coudes principalement). Les qualités supérieures seront à privilégier pour les costumes de cérémonie ou de soirée.

C. Le traitement

Laine cardée

La laine cardée est ce que l’on pourrait qualifier de laine – quasi – brute. Après tonte et stérilisation, elle est obtenue grâce au principe de cardage : les fibres sont passées dans une machine appelée carde (on accordera un point Godwin à cette phrase). Cette dernière est constituée de tambours garnis de très fines pointes d’acier qui ont pour but de diviser et de paralléliser les fibres de laine, les débarrassant une nouvelle fois des impuretés restantes. La laine est ensuite travaillée dans de l’eau chaude afin que les fibres s’agrègent entre elles et donnent un tissu compact. La laine cardée peut ensuite rentrer dans la fabrication de feutrine et de flanelle par exemple.

Laine peignée

L’opération de peignage vient systématiquement après le cardage. Ici, le principe consiste à passer les fibres cardées dans des peignes de plus en plus fins afin d’éliminer les fibres les plus courtes et les possibles dernières impuretés. À terme, on obtient une laine fine, souple et douce. C’est la toile la plus utilisée pour la réalisation d’un costume, la matière de base à avoir dans son dressing. Suivant le temps passé à peigner la laine, on obtiendra un tissu plus ou moins fin permettant ainsi d’adapter les toiles aux saisons.

Laines Infographie

II. Quel tissu pour quelle saison ?

Si on ne vous apprend rien en disant qu’en hiver il fait froid et qu’en été il fait chaud, il est peut-être moins évidemment pour la plupart d’entre vous que certains tissus sont plus adaptés pour telle ou telle saison. Le plus simple est donc de les classer dans les trois catégories suivantes :

A. Hiver

Tweed

Le tweed était à l’origine porté par les paysans anglais du XVIIIème siècle. Il est obtenu à partir d’une laine cardée dont le fil est réalisé grâce à plusieurs brins torsadés de différentes couleurs. Le tweed ne sera porté par les gentlemen qu’à partir du XIXè siècle. À cette époque, le tweed, de par son importante densité et sa relative épaisseur, n’était porté que pour des activités extérieures comme la chasse ou lors de week-ends à la campagne. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est irrémédiablement associé au style du gentleman farmer. C’est le tissu d’excellence pour obtenir un deux pièces dit de sport. Aujourd’hui, porter un costume en tweed donne invariablement un côté rétro à une tenue. Pour info, le tweed le plus connu est sans aucun doute le « Harris Tweed ».

Tweed Costume

Crédit photo : The fine young gentleman

Flanelle

Autre tissu star de l’hiver, la flanelle est sans conteste le tissu à adopter pour cette période de l’année. Moins rustique que le tweed, ce type de tissu peut se définir comme une sorte de feutre fin et légèrement gratté. Ainsi, on obtient un toucher très doux et un tissu relativement fluide. Si on peut aujourd’hui en trouver de toutes les couleurs, la flanelle se sépare difficilement du gris anthracite. Ajoutez-lui une cravate en laine ou grenadine de soie et vous obtenez une tenue simple, habillée et efficace.

Flannel Suit

Crédit photo : Vox Sartoria

B. Été

Lin

Difficile d’imaginer un été en costume sans penser au lin. Cette étoffe s’obtient par macération des tiges de lin, permettant ainsi d’en récolter les fibres. Cultivé depuis près de 36 000 ans, le lin permet d’obtenir un tissu fin, léger, robuste et respirant et de, fait, idéal pour les grosses chaleurs. Préféré encore il y a peu pour certaines pièces d’un dressing comme un pantalon ou une chemise, le lin s’invite désormais à la conception d’un costume, lui donnant un côté faussement décontracté. On portera alors l’ensemble sans cravate, chemise ouverte et mocassins aux pieds. Le lin permet également de jouer avec les couleurs. Ainsi, il ne sera pas rare de voir des pièces rouge, vert clair ou jaune pour les plus téméraires même si il préfère les couleurs naturelles comme le beige par exemple. Enfin, le seul – gros – défaut de cette matière est indéniablement son froissage, quasi immédiat.

Costume Lin Samson

Crédit photo : Samson

Coton

L’utilisation du coton dans la réalisation d’un costume amène immédiatement un côté casual à ce dernier. Ses différents traitements, comme le seersucker par exemple, en font une des principales matières à utiliser en été. Souple, fin et respirant, apporte à une tenue habillée un brin de décontraction propice à la belle saison. Il permet également de porter les costumes dépareillés afin d’égayer les tenues. On préfèrera alors les vestes déstructurées pour leur côté sport et on oubliera définitivement de les associer à des cravates.

Coton Costume

Crédit photo : Articles of style

C. Les tissus intersaison

Laine

Si la laine est sans doute votre meilleure amie tout au long de l’hiver, elle s’avouera également un allié non négligeable en période de fortes chaleurs. Évidemment, la laine cardée est à bannir absolument, seule la laine peignée sera de mise. Évidemment, le titrage jouera alors un rôle primordial mais pas seulement. On pourra par exemple choisir une veste déstructurée (sans doublure) afin d’alléger l’ensemble et de limiter les couches.

Soie

La soie peut-être un excellent élément à la réalisation d’un bon costume, que ce soit en hiver comme en été. Lors de la période froide, cette dernière, thermorégulatrice, vous isolera du froid et gardera la chaleur tout en étant respirante. Ajoutant en plus un côté soyeux et brillant à votre costume, elle sera donc plus avantageuse qu’une toile de laine épaisse. À contrario, en été, elle permettra à la laine (ou bien au coton) de filtrer l’air davantage vous permettant ainsi de rester au frais lors des coups de chaud.

III. Les tisseurs à connaitre

Comme précisé précédemment, une bonne laine de qualité (et par extension, un bon costume) dépend de plusieurs critères biens distincts. L’un des plus importants est sans conteste le choix du tisseur. Car il ne suffit pas uniquement de savoir tisser une laine pour produire un bon tissu. De fait, il existe une multitude de maisons spécialisées dans le traitement des fibres mais seulement quelques unes ont la prétention de fabriquer du tissu de bonne facture. Voici donc une liste par pays des tisseurs à connaître.

Italie

Vitale Barberis Canonico

C’est sans conteste LA maison à connaître. Vieille de plus de 350 ans, la marque Vitale Barberis Canonico s’est imposée comme le leader mondial du tissu de qualité en sortant environ chaque années 8 millions de mètres de tissus. Il ne serait donc pas étonnant que vous possédiez un costume VBC sans le savoir ! Les laines utilisées à la fabrication des tissus VBC sont réputées pour être les plus douces au monde. Peignées ou cardées, la marque se targue d’utiliser différents procédés afin de proposer tout type de produit. Aujourd’hui encore, et après 13 générations successives, la famille Barberis Canonico est toujours au commande et règne en totale reine sur le monde du tissu.

Vbc

Crédit photo : Vogue

Loro Piana

L’histoire de Loro Piana débute en 1812 dans la vallée de Biella. La famille éponyme se lance alors dans la fabrication de fibres textiles. Mais ce n’est qu’en 1924 que la marque crée sa première machine à tisser, la propulsant alors sur le devant de la scène. Plus jeune donc mais toute aussi prestigieuse que la précédente maison, Loro Piana s’est surtout tournée vers la fabrication de luxe. Ainsi, c’est aujourd’hui la maison productrice de tissus les plus prestigieux. De fait, les tissus de la maison sont principalement destinés à des marques très haut-de-gamme et de luxe. En plus de sa casquette de tisserand, la marque propose également des lignes de prêt-à-porter sobres et élégantes.

Loro Piana

Crédit photo : Kingslager

Reda

Comme le veut la tradition des grands tisseurs italiens, c’est dans la région de Biella que Carlo Reda a créé son entreprise. Passionné de laine, sa filature s’est au fur et à mesure du temps élargie et s’est passée de main en main sur plusieurs générations jusqu’en 1919 et la prise de pouvoir de deux frères, Albino et Francesco Poala. Aujourd’hui, alors que la filature vient de fêter son 150ème anniversaire, elle est reconnue pour la qualité de ses produits, présentant à son catalogue quelques 2500 références et prend en charge l’intégralité du processus de fabrication, du mouton mérinos de Nouvelle-Zélande jusqu’à de luxueuses armures de tissu.

Reda 1865

Crédit photo : Reda 1865

Zegna

L’histoire de la famille Zegna est avant tout celle de la tradition. Si son père Angelo possédait déjà une filature située dans le Piémont, Ermenegildo, plus illustre personnage de cette lignée, choisira de relocaliser dans une région plus propice au métier avec l’ouverture de sa propre entreprise en 1910. C’est évidemment aux alentours de Biella qu’il commencera à bâtir ce qui deviendra un véritable empire avec pour ambition de créer les plus beaux tissus au monde. En effet, dès les années 1930, Zegna emploie déjà 1000 personnes et ses tissus jouissent d’une excellente réputation. Si la ligne de prêt-à-porter lancée dans les années 60 a pris toute la lumière, Zegna n’en reste pas moins un fournisseur de tissu chevronné produisant chaque année quelques 2,3 millions de mètres.

Zegna

Crédit photo : Zegna

Royaume-Uni

Harrison of Edinburgh

En 1863, Sir George Harrison (parfait homonyme du célèbre membre des Beatles) débute sa carrière en tant qu’apprenti d’un tailleur d’Edimbourg. Il s’était toutefois établi en tant qu’associé dans une entreprise de marchand de tissu , dès 1838. Seulement l’opportunité de posséder sa propre enseigne ne s’est présentée que plus tard. A force de travail et de rachat, Harrison s’est fait un nom réputé pour ce qui est de fournir de superbes étoffes en laine mérinos. Il est aujourd’hui fournisseurs pour la plupart des grands tailleurs à travers le monde, notamment au travers l’acquisition de H Lesser & Sons en 2010, un des plus prestigieux drapiers anglais.

Harrison Of Edinburgh

Crédit photo : Time less man

Holland & Sherry

Fondé en 1836 par Stephen George Holland et Frederick Sherry, Holland & Sherry est aujourd’hui un des fournisseurs anglais les plus réputés en matière de beaux tissus. Depuis 1982, leur boutique est située sur la célèbre Savile Row de Londres, centre mondial du costume où se trouvent les plus grands tailleurs et marchands de belles laines. Aujourd’hui, la marque prend en charge l’intégralité du processus de fabrication et se voir prisée lorsqu’il s’agit de faire confectionner des costumes sur mesure.

Holland And Sherry

Crédit photo : Deoost

Bateman Ogden

C’est en 1881 que deux amis du nom de Bateman et Ogden fondent leur entreprise de tissus à Bratford, au coeur de l’industrie textile du Royaume Uni. En plus de 130 ans, ils sont parvenus à acquérir une réputation d’excellence auprès des meilleurs tailleurs du monde. En effet, grâce à un travail de recherche des meilleures laines au monde, des techniques de filatures traditionnelles, Bateman Ogen se voit aujourd’hui prisé pour la confection de costumes en grande mesure.

Bateman Ogden

Crédit photo : Permanent Style

France

Dormeuil

En 1842, Jules Dormeuil décide d’importer du tissu anglais. 16 ans plus tard, ses deux frères décident de prendre part à l’entreprise familiale, la marque est définitivement lancée. L’histoire de la marque est intimement liée au Royaume-Uni car après la guerre mettant fin au Second Empire en 1870, le siège social de l’emprise se délocalise en Angleterre. Fait qui se reproduira de nombreuses fois au cours du XXè siècle, lui construisant ainsi un double héritage franco-britannique. Dormeuil a, depuis sa création, à coeur de produire des tissus de qualité pour habits haut-de-gamme. Elle est également un pionnier en terme d’innovation : elle a par exemple sorti récemment un tissu très extensible (nommé Exel) sans ajouter une seule once de tissu stretch dans sa laine. Aujourd’hui, Dormeuil reste un des piliers du luxe contemporain et possède, depuis 2002, sa propre ligne de prêt-à-porter.

Dormeuil

Crédit photo : Dormeuil

Belgique

Scabal

Par rapport à ses confrères tisseurs et marchands de tissus, Scabal fait figure de jeune pousse avec une existence depuis « seulement » 1938. C’est Otto Hertz, un allemand parti vivre en Belgique qui fonde la maison Scabal, acronyme de « Société commerciale anglo belgo allemande luxembourgeoise ». Dès 1973, la marque installe sa manufacture à Huddersfield, berceau de la filature de laine anglaise où se trouvent les plus importants fabricants au monde. Aujourd’hui, les tissus Scabal sont utilisés par de nombreuses marques de prêt-à-porter et tailleurs à travers le monde.

Scabal

Crédit photo : Gentleman chemistry

En résumé, choisir un bon costume passe irrémédiablement par le choix d’un bon tissu. Deux options s’offrent alors à nous : partir sur du prêt-à-porter, qui peut parfois être un peu plus flou sur la provenance des tissus utilisés ou bien le sur-mesure. Dans les deux cas, il faudra impérativement garder en tête les quelques tisseurs connus et reconnus afin de choisir plus facilement un produit de qualité. Chaque tissu a sa propre particularité ce qui, de fait, le prédétermine pour telle ou telle saison. Bien entendu, certains tissus pourront aussi bien nous suivre en hiver comme été, il conviendra donc de vérifier son grammage. Enfin, si l’intérêt est certes important, le titrage ne doit être en aucun le seul et unique avantage déclenchant l’achat de tel ou tel costume. Là encore, l’utilisation que l’on aura d’un ensemble déterminera le titrage adéquat. Le temps où l’on buvait les paroles d’un vendeur ignare est donc révolu !

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