Seiko : 60 ans d’aventures sous-marines au poignet
Parmi les montres mythiques qui ont traversé les décennies, peu peuvent se targuer d’avoir survécu à l’Antarctique, aux abysses et à la jungle vietnamienne. Et pourtant, Seiko l’a fait. À l’occasion des 60 ans de sa toute première montre de plongée, la maison japonaise rend hommage à ses icônes à travers une trilogie inédite, entre tradition et innovation. On enfile les palmes, on règle la lunette : immersion immédiate !
60 ans sous les mers (et au poignet)
Lancée en 1965, la Seiko 62MAS (ref. 6217-8000) pose la première pierre (aquatique) de l’histoire de la montre de plongée chez Seiko. Avec ses 37 mm de diamètre, son étanchéité à 150 mètres et sa fiabilité, elle accompagne dès l’année suivante la 8ᵉ expédition antarctique japonaise. Pour la petite histoire dans l’histoire, les ingénieurs de chez Seiko ont détourné un mouvement GMT pour gérer le passage de date sur la 62MAS.

Seiko 62MAS, première montre de plongée de Seiko en 1965
Mais Seiko n’est pas du genre à s’endormir sur ses lauriers. En 1968, la marque frappe fort avec la 6159-7001 : premier calibre automatique Hi-Beat japonais (36 000 alternances/heure). Une fréquence qui permet d’améliorer la résistance aux chocs et la précision. Une montre équipée d’un boîtier monobloc et dont l’étanchéité est portée à 300 mètres. C’est le point de départ de l’appellation Marinemaster, qui signera les modèles les plus techniques de la marque.

Seiko 6159-7001 (1968)
Deux ans plus tard, en 1970, le public découvre la fameuse 6105-8110, au boîtier asymétrique si reconnaissable. Au Japon, elle est surnommée Naomi Uemura, du nom du célèbre l’alpiniste et explorateur. Dans le reste du monde, elle sera surtout surnommée capitaine Willard, personnage principal du film Apocalypse Now, qui portait cette montre au poignet. Car dans l’environnement extrêmement humide du Vietnam, la plupart des montres arrêtaient de fonctionner. De nombreux GI’s avaient adopté cette montre de plongée car elle était étanche, abordable (environ 100 USD) et disponible en quantité importante à sa sortie.

Seiko 6105-8110 (1970)
Mais la plus disruptive arrive en 1975 : la Professional Diver’s 600 m. Première montre de plongée en titane (matériau alors réservé à la conquête spatiale), elle est équipée d’un bracelet à soufflets pour absorber les tensions en immersion, de pompes renforcées (qui restent présentes sur les montres de plongée de Seiko depuis) et de 20 brevets déposés. Les amateurs de la marque la baptisent affectueusement « La Tuna », en référence à son large boîtier rappelant la forme d’une boîte de thon.

Seiko 6159 (1975)
En à peine dix ans, Seiko aura fait passer l’étanchéité de ses plongeuses de 150 à 600 mètres. Une montée en puissance impressionnante, qui installe définitivement la marque comme un acteur incontournable de l’horlogerie de plongée.
Trois montres anniversaire : entre hommage au passé et confort moderne
Pour célébrer les 60 ans de ces aventures sous-marine, Seiko dévoile trois éditions limitées, pensées comme des clins d’œil à ses modèles cultes, mais adaptées aux exigences contemporaines.
SPB511J1 : l’héritière directe de la 62MAS
Avec son boîtier acier de 40 mm, son cadran gris fumé en forme de vagues, la SPB511J1 reprend l’ADN visuel de la 62MAS, en y injectant les standards actuels : mouvement automatique avec 72 h de réserve de marche, étanchéité à 300 mètres et un tout nouveau bracelet avec boucle à ajustement rapide au niveau du fermoir. Un vrai plaisir au poignet, aussi bien en combinaison qu’en chemise ! Prix : 1 500 €

Seiko SPB511J1 : 1 500 €
SPB509J1 : la polyvalence en bleu profond
Un poil plus imposante (42 mm), elle se distingue par son cadran bleu profond animé de vagues, sa lunette unidirectionnelle, sa fonction GMT idéale en voyage et la même étanchéité à 300 mètres. Une montre technique mais lisible, sportive tout en restant sobre. Prix : 1 900 €

Seiko SPB509 : 1 900 €
SLA081J1 : l’hommage haut de gamme
Attention, pièce rare : seulement 600 exemplaires dans le monde. Son boîtier de 45 mm abrite un calibre de manufacture, une étanchéité de 600 mètres et un cadran bleu marine hypnotique. Elle reprend les codes esthétiques de la Marinemaster des années 1970, avec une finition bien au-dessus du lot notamment avec son boitier monobloc en titane. Ce petit bijou qui était proposé à 4 900€ est déjà en rupture !

Seiko SLA081 : 4 900 € (en rupture de stock)
Et en collection régulière : la SPB519J1, la montre tricolore.
Inspirée du modèle de 1968, cette montre mêle avec justesse design vintage et spécificités modernes. On la reconnaît immédiatement à son coloris bleu, blanc, rouge, clin d’œil au monde nautique ; mais qui, pour nous Français, revêt aussi une symbolique toute particulière. Avec son boîtier de 42 mm, sa fonction GMT, sa réserve de marche de 3 jours et son étanchéité à 300 mètres, elle coche toutes les cases techniques. Relativement lourde, elle offre une vraie présence au poignet ; ce que j’apprécie. Elle combine fonctionnalité et style avec une telle polyvalence qu’elle se porte aussi bien sous l’eau… qu’en terrasse de café. Prix : 1 900 €

Seiko SPB519 : 1 900 €
Verdict
Ces nouvelles éditions rendent un hommage à des décennies d’innovation horlogère. Entre références historiques, finitions soignées et avancées techniques (calibres performants, fonctions GMT, bracelet ajustable), la marque japonaise prouve qu’elle ne se repose pas sur son passé glorieux. Alors, que vous soyez fan d’Apocalypse Now, adepte de plongée ou simple amateur d’horlogerie, ces nouveautés signées Seiko s’imposent comme des valeurs sûres pour enrichir une collection et s’offrir une montre de plongée fiable et stylée.
Chez Seiko
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