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Comment savoir si un site est fiable ou non ?

Que ce soit sur le blog ou les réseaux sociaux, vous êtes nombreux chaque semaine à nous écrire. Parfois pour nous faire de retours sur nos articles, des suggestions ; parfois pour nous interroger. Et à ce propos, l’une des questions que nous recevons le plus concerne la fiabilité de tel ou tel site, souvent concernant la vente de sneakers. Et à juste titre ! Nous pouvons en effet aisément nous perdre au milieu de la jungle de la toile, tant les créateurs de sites débordent parfois d’ingéniosité pour nous vendre des produits prétendument attractifs. Et sans nous la jouer Julien Courbet, on ne peut que constater l’accroissement du phénomène de tromperie au consommateur. A la rédaction, nous nous sommes donc penchés sur cette problématique et avons tenté de réunir les indices pour déceler si un e-shop semble fiable ou non. Le but ? L’information préalable à l’achat pour éviter les arnaques en ligne. Voici donc nos conseils :

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Sommaire :

1. Vérifier et comparer les prix proposés avec l’offre sur le marché
2. Rechercher des informations sur le nom de domaine
3. Vérifier les mentions légales
4. Vérifier la e-réputation du e-shop
5. Vérifier la bonne sécurisation des paiements

1. Vérifier et comparer les prix proposés avec l’offre sur le marché

Qui n’a pas un jour été tenté d’obtenir un article de qualité à un prix restreint ? Qui n’a pas reçu des bannières de publicité inondant notre écran de type « offres flash » pour nous pousser à consommer grâce à un prix attractif ? Pour savoir si un e-shop est fiable ou non, l’un des premiers réflexes à adopter, c’est d’être vigilant face à une offre alléchante. Si l’on connaît véritablement bien la valeur du produit, cela est aisé.

C’est un peu plus délicat lorsque nous n’avons pas la connaissance des tarifs habituellement pratiqués. De ce fait, une rapide étude de marché nous permettra d’observer si l’article est disponible chez d’autres sites marchands, et si oui, à quels tarifs. Si une légère différence de prix est souvent bon signe, un écart de prix significatif sera lui nettement plus suspect. Attention, de vraies bonnes affaires peuvent également exister de temps à autre, notamment en période de soldes ! Il ne s’agit pas de devenir parano non plus :-)

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2. Rechercher des informations sur le nom de domaine

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un nom de domaine ? Ce dernier identifie trois choses : le préfixe technique (les 3W identifient le protocole technique), le radical (véritable identifiant du nom de domaine) et le suffixe (qui identifie soit un lieu, soit une activité). Pour obtenir un nom de domaine, une règle objective s’impose dans l’attribution d’un radical : « premier arrivé, premier servi ». Le premier qui fait une demande obtient le nom de domaine. Pour réserver ce nom de domaine, il faut consulter les offices et bureaux d’enregistrement pour vérifier leur disponibilité.

Pour permettre l’exploitation des noms de domaine, ces offices ont des obligations diverses, telle que la tenue d’une base de données publique des noms de domaines enregistrés. Ces données se présentent sous la forme de « whois » et sont accessibles au consommateur. Si l’on a un doute sur le vendeur, on peut ainsi vérifier l’adresse du site via WHOIS par exemple, ou l’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération), afin de déterminer qui a enregistré le site de vente en ligne et quand. Si les informations concernant le nom de domaine sont floues, ne permettent pas d’établir de manière certaine qui est son titulaire ou si le nom de domaine est très récent, prenons garde !

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3. Vérifier les mentions légales et CGV

Parmi les textes applicables pour réguler la communication au public en ligne, la LCEN du 21 juin 2004 (Loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique) se doit d’être applicable. Cette loi impose notamment des obligations à la fois aux FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) et aux éditeurs. Elle dispose notamment que l’ensemble des prestataires de l’Internet ont à leur charge des obligations d’identification, que ce soit pour la personne physique elle-même (prénom, nom, domicile, numéro de téléphone etc.) ou pour la personne morale (SIREN, raison sociale, siège social, capital social, le nom du directeur de la publication ou le cas échéant celui du responsable de la mise en ligne du contenu). On parle bien souvent de mentions légales, c’est-à-dire des mentions obligatoires pour tous les sites internet ! Elles concernent des éléments relatifs l’identité, aux coordonnées, aux mentions relatives à la propriété intellectuelle et à l’hébergement du site. Cela nous permet par exemple de déterminer l’origine de l’e-shop (continent européen, américain, asiatique ?)

En fonction de l’activité exercée, des mentions complémentaires doivent obligatoirement figurer, telles que des CGV (Conditions Générales de Vente) pour les sites marchands (ce qui est le cas des e-shops donc). Ces dernières constituent le socle unique de la négociation commerciale, et comprennent notamment des conditions de règlement ou des éléments de détermination du prix. Elle peuvent également comporter des informations relatives à la résiliation du contrat entre le vendeur et l’acheteur et les cas de limitation de responsabilité de celui-ci. L’absence de ces mentions légales d’identification et de ces CGV, ou le fait qu’elles ne soient pas correctement renseignées, est également un indicateur d’un potentiel site frauduleux, auquel cas il faut s’en méfier !

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4. Vérifier la e-réputation du e-shop

Voici un réflexe que nombreux d’entre nous adoptons, qu’il s’agisse d’un établissement tel un hôtel, restaurant, salon de coiffure… ou d’un site internet : la vérification de la réputation du site ou du lieu. Comment ? Tout simplement en tapant sur un moteur de recherche le nom du produit, du lieu, du site web, etc. Bien qu’il faille prendre des pincettes avec les avis que l’on peut trouver en ligne, cela nous donne une première indication. Pourquoi prendre des pincettes ? Car nombreux d’entre eux s’avèrent fallacieux. En effet, afin d’augmenter leur popularité, des professionnels usent de malice en créant de faux avis positifs.

A l’inverse, certains concurrents malintentionnés peuvent également tenter de détruire la réputation d’un site en pratiquant le dénigrement. Toutes ces pratiques ont pour effet de tromper le consommateur et sont bien évidemment interdites sur le territoire. Outre les avis des consommateurs via Google ou des sites d’agences, on peut également obtenir des opinions par des forums (bien que cela soit de moins en moins pratiqué), des groupes de discussion sur les réseaux sociaux, mais encore bien entendu par le bouche-à-oreille ou des articles de presse. Un autre indice qui peut jouer sur la réputation d’un e-shop ? La qualité de l’orthographe du site web. En cas de fautes successives, mieux vaut passer son chemin…

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5. Vérifier la bonne sécurisation du paiement

Les points précédents semblent corrects ? L’e-shop paraît sérieux ? Afin de s’assurer de sa véritable fiabilité, une étape ultime est nécessaire : celle de la bonne sécurisation lors de la phase de paiement. Une étape ô combien importante ! Préalablement au paiement, il est nécessaire que l’e-shop nous fournisse un récapitulatif de notre commande, composé du détail du ou des articles dans le panier, de même que leur prix. La notion clé à retenir pour tout achat est celle du consentement libre et éclairé entre le vendeur et le l’acheteur. Par ailleurs, la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) précise qu’il est primordial de vérifier que l’e-shop dispose d’un protocole de commande sécurisé, et cette information doit nous être communiquée. Elle met même à disposition du public un guide de guide de l’acheteur en ligne afin d’effectuer ses achats de manière sereine.

Quelques indices permettent de savoir si le site web est bel et bien sécurisé, notamment l’ajout du « s » (pour Secure) dans l’url, le « http:// » devenant alors « https:// ». Cela peut également être l’apparition d’un cadenas fermé sur la même page. La CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) émet elle aussi quelques recommandations : privilégier les réseaux Wifi privés lorsque l’on procède à un achat, sécuriser au maximum nos mots de passe et éviter d’enregistrer sur notre mobile ou ordinateur nos coordonnées bancaires. Après l’achat, on s’assurera bien évidemment de consulter notre compte en banque afin de vérifier le montant débité par l’e-shop, et prévenir notre banque afin d’obtenir un remboursement en cas de fraude. On pourra également signaler la démarche frauduleuse auprès d’un outil développé par le Ministère de l’Intérieur : Perceval.

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