Carnet de route #8 : le départ

Bonjour à tous,

Nous voilà donc embarqués pour une nouvelle année avec parfois quelques bonnes résolutions et de beaux projets : de voyage, de changement d’orientation ou de poste, d’emménagement à deux, à trois, à quatre, etc. On vous souhaite en tout cas une bonne santé et beaucoup de bonheur ! Pour cette 14eme rentrée du camion, on vous a préparé un carnet de route plein d’aventures et de rebondissements. Avec de la joie, des rires, des doutes, de la sueur et des larmes, etc. bref, une vraie tranche de vie ! Installez-vous confortablement, (re)servez vous un café, on vous explique tout cela en détail dans notre 8eme carnet de route.

On va partir

Mon grand-père disait souvent (le vôtre aussi, sans doute) : « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». Lorsque j’étais petit, ce proverbe me faisait sourire, mais je ne le comprenais pas vraiment. Il a pris tout son sens quelques années plus tard, lorsque j’ai dû prendre mes premières décisions d’adulte. Ceux qui suivent Comme un camion depuis longtemps le savent : il y a 10 ans, je vivais à Paris, j’étais salarié et j’ai démissionné pour pouvoir me consacrer entièrement au développement de ce petit blog. Et j’en ai profité pour déménager à Tours puis à Lorient. Un choix qui était avant tout personnel et familial. Car comme tout le monde le sait : en France, beaucoup de choses se passent à Paris, et professionnellement, surtout lorsque son secteur d’activité concerne la mode, le web, et plus largement les médias, le plus logique est d’y rester travailler.

Paris Canal Saint-Martin

J’espère que vous apprécierez les choix d’illustration. Il s’agit ici d’une photo prise en 2011, le long du Canal Saint-Martin à Paris

À l’origine de ce projet, j’étais seul, et lorsque j’ai eu la chance (après beaucoup de travail) de pouvoir en vivre, ma seule ambition fut de pouvoir continuer à faire ce qui me plaisait. Mais chaque année, j’ai aussi eu envie de faire un peu mieux que l’année précédente : en me lançant dans des projets éditoriaux plus importants, en réalisant de belles photos, en améliorant la présentation du site, les fonctionnalités proposées, etc. Et à un moment, on a beau être un touche-à-tout, pour progresser, il faut savoir s’entourer et déléguer aux bonnes personnes.

Aujourd’hui, je ne m’occupe plus directement de l’hébergement, de la maintenance et des évolutions du site, je confie cela à différents prestataires, mais je dois continuer à piloter ces projets. Ce n’est plus moi qui écrit la plupart des articles mais j’ai toujours un rôle de Rédacteur en chef. Et ce n’est plus moi qui prend les photos, et tant mieux : on fait travailler des photographes qui sont bien plus douées ! Bref, le petit blog est devenu un peu plus grand et nous sommes une équipe pour le gérer, mais globalement, il y a encore énormément de choses à faire au quotidien et beaucoup de projets sur lesquels nous n’arrivons pas à avancer, par manque de temps et de moyens humains. Depuis quelques mois, je sens que l’aiguille est dans le rouge, qu’on est arrivés au bout du chemin emprunté jusque là, et qu’il va falloir envisager un changement de direction.

Tesla Model S Look Buste

Je sens qu’on est arrivés au bout du chemin, je vous dépose où ?

Pour continuer à progresser, il nous faut recruter de nouveaux profils et idéalement être aussi plus souvent à Paris où se trouve la « base de notre savoir » : les marques que nous découvrons, les créateurs avec qui nous échangerons, les experts de notre domaine, et à peu près 99% de nos interlocuteurs ! Je m’étais interdit d’y penser jusque là, car nous avons tous – directement ou indirectement – des attaches bretonnes, mais j’ai fini par prendre la décision qui s’impose : celle de quitter Lorient, notre port d’attache.

Partir mais où ?

La seconde décision, tout aussi simple à prendre, était de choisir une nouvelle destination. Paris ? 10 ans après avoir quitté la Capitale ? Même si ça reste l’option la plus évidente pour pouvoir recruter, hum, ce n’est pas le choix le plus stratégique pour une bande de bretons. Donc très rapidement, j’ai estimé que le meilleur compromis était de partir pour une grande ville de province de l’ouest : une ville universitaire, avec un dynamisme économique et culturel, une qualité de vie toujours appréciable et un temps de trajet vers Paris plus court. Sur ma short-list (comme pas mal de parisiens en recherche de nouveaux horizons) il y a évidemment eu Bordeaux, Nantes et Rennes.

J’ai tout étudié : le nombre d’habitants, d’étudiants, les formations, le coût de l’immobilier, les transports, la pluviométrie, le taux d’ensoleillement, etc. Le match n’a pas été simple, on parle de destinations qui sont systématiquement dans le TOP5 des villes où il fait bon vivre et travailler ! J’ai mis des chiffres dans des tableaux, tracé des droites, des courbes, fait des plans sur la comète, etc. puis j’en ai discuté avec ma bretonne et c’est finalement Rennes qui l’a emportée. Et oui, enfin une victoire pour Rennes ! (dédicace au Stade Rennais).

Pourquoi ce choix au final ? Il y a des critères subjectifs comme l’architecture, l’ambiance, la culture celtique, le fait que notre principale photographe soit rennaise et qu’on ait déjà l’habitude d’y aller très souvent pour shooter. Puis des critères objectifs : Rennes est une grande ville universitaire où on trouve des écoles d’ingénieur, de commerce, de mode, etc., les loyers restent raisonnables, tout comme les bouchons, on y mange bien (OK, on y boit bien aussi), il y a plein d’adresses sympas, la mer est à moins d’une heure, le Morbihan et sa côte sauvage à 1h30 et Paris n’est plus qu’à 1h27 en TGV !

look indigo hauteur

Gurvan est déjà prêt pour des parties endiablées de chat perché dans Rennes.

Recrutement

C’est le point de départ de ma réflexion, ce qui m’a mené à prendre cette décision : je souhaite que l’on continue à se professionnaliser en recrutant plusieurs profils. Dans l’idéal, ce sont des profils dont on aurait besoin dès aujourd’hui et à temps complet. Mais il y a évidemment une réalité économique qui fait que l’on ne peut pas se le permettre. Mon pari est donc le suivant : recruter un Rédacteur en chef, qui va apporter son expérience, ses idées, un vent de renouveau, etc., et grâce à qui je vais pouvoir me libérer du temps pour continuer à développer notre activité et ainsi financer d’autres recrutements. En attendant, on recherche dès le mois d’avril un Chef de projet technique pour une période de stage idéalement d’au moins 4 mois, un Community manager également pour une durée de stage longue, ainsi qu’un Assistant commercial pour un stage de 2 mois. Tous ces postes sont à pourvoir à partir du mois de mars… à Rennes ! (c’est bon, tout le monde a suivi ?) Voici la liste des offres :

Cliquez ici pour rejoindre l’aventure Comme un camion

Team Rennes

Photo prémonitoire prise en septembre 2017 à Rennes. Gurvan et Tommy n’avaient pas encore rejoint l’équipe. Nina était absente. Ben et Rody avaient oublié de se consulter avant de choisir leurs chaussures du jour.

Et vos bureaux ?

Après avoir suivi pendant des mois la réalisation de nouveaux bureaux à Lorient, je suppose que vous vous demandez ce que vont devenir nos bureaux ? Tout d’abord, ce projet est antérieur à cette décision de quitter Lorient. L’idée en elle-même a plus de 3 ans, mais nous avons été avant tout locataires, comme tout le monde. Et nous avons trouvé cette maison pourrie ancienne que nous avons achetée au cours de l’été 2017. La décision de partir a été prise au printemps 2018. Mais on a évidemment été jusqu’au bout de cette aventure, en finissant les travaux, en faisant de ce lieu celui dans lequel on rêvait de travailler, et en imaginant que si nous avons eu plaisir à travailler ici, d’autres s’y plairont également à leur tour. On avait prévu un espace plus grand que celui dont on avait besoin, pour pouvoir nous développer, et accueillir en attendant des co-workers. Dans un premier temps, on a d’ailleurs pensé transformer les bureaux entièrement en espace de co-working. Mais lorsqu’on a commencé à visiter des locaux à Rennes, on s’est rendu compte que cette situation allait devenir paradoxale : d’avoir à gérer des locataires à Lorient et de devenir nous-mêmes locataires à Rennes. Donc quitte à prendre une décision, et changer d’avis, on a décidé d’aller jusqu’au bout : on va vendre, repartir à zéro, re devenir locataires, puis re construire un projet !

Bureau Comme un camion 6

Pour ce paragraphe j’ai choisi la symbolique du bureau vide mais j’espère qu’on aura l’occasion réaliser à nouveau un si beau projet.

Le mot de la fin

On entame donc cette nouvelle année avec pas de mal de bouleversements : on va rechercher de nouveaux bureaux, puis pour la plupart un nouvel appart ou une nouvelle maison, et avoir donc à gérer un double déménagement pro et perso. Naturellement on aborde tout cela avec un peu d’appréhension, car il y a encore pas mal d’inconnues dans cette équation, mais également avec beaucoup d’enthousiasme car on on sait que c’est la décision qu’il fallait prendre, et qu’en l’officialisant aujourd’hui, on débute réellement une nouvelle aventure. 2019, nous voilà ! On the road…

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