PlayStation VR : on a testé la réalité virtuelle

Depuis son apparition au début des années 70, le jeu vidéo n’a eu de cesse d’essayer de transmettre au joueur une expérience captivante dans des univers virtuels. Avec l’avancée technique de ces dernières années, les jeux vidéos sont de plus en plus réalistes, effaçant davantage la frontière séparant la réalité du virtuel. Et c’est aujourd’hui encore plus vrai avec l’arrivée sur le marché du casque de réalité virtuelle de chez PlayStation. Si HTC et Oculus avaient déjà ouvert le bal – sur PC – avec leur casque respectif, la firme nippone veut populariser la VR en proposant un casque abordable. J’ai eu la chance d’être invité dans les locaux parisiens de la marque afin de pouvoir tester ce PSVR.

La VR, qu’est-ce que c’est ?

La VR (Virtual Reality), est une technologie visant à reproduire un univers réaliste -ou non- en trois dimensions et permettant à l’utilisateur d’y interagir. C’est grâce à Daniel Vickers qui, dans les années 70, sort le tout premier visiocasque de l’histoire que la réalité virtuelle voit le jour. Ce premier casque, muni de deux écrans, permettait déjà à l’époque une certaine interaction avec le monde virtuel. Le premier casque de réalité virtuelle uniquement destiné au gaming voit le jour en 1995. Nommé « Virtual Boy », il était produit par une autre firme nippone, Nintendo. Jugé mal optimisé, ce dernier sera un échec commercial. Outre le milieu gaming, la VR est de nos jours utilisée dans de nombreux domaines comme la médecine ou bien la thérapie. La sphère militaire est également une grande consommatrice de cette réalité virtuelle : cette technologie lui permet de former de futurs soldats tout en minimisant les risques potentiels lors d’entraînement.

Montage Casque Nintendo

Le PlayStation VR : la réponse nippone à la concurrence

Si vous ne suivez pas assidûment les actualités vidéoludiques, il vous aura sans doute échappé que la plus grande avancé technique de ce secteur est indéniablement l’implantation de casques VR dans l’expérience de jeu. Le secteur était jusqu’à présent dominé par HTC et Oculus dont les casques sont des exclusivités PC et qui nécessitent de véritables machines de guerre. Ajoutez à cela des prix de ventes élevés ainsi qu’un catalogue de jeux faible et vous obtenez un produit automatiquement élitiste.

Sony a donc présenté en 2014 son tout premier casque VR. Appelé initialement « Project Morpheus » (clin d’oeil à Morphée, dieu des rêves) le casque est officiellement présenté au grand public lors du salon de l’E3 de Los Angeles cette même année. Le casque avait alors marqué les esprits tant par tant sa simplicité d’utilisation que son incroyable réactivité : l’action est fluide et la caméra suit exactement les mouvements de tête. Deux ans plus tard, le casque Sony s’appelle dorénavant « PlayStation VR ».

Caractéristiques

Comme pour l’ensemble des accessoires destinés à la PS4, le PlayStation VR est muni de diodes lumineuses, ici 5 à l’avant et deux supplémentaires à l’arrière. Ces diodes permettent de communiquer directement avec la « PlayStation Camera » (obligatoire pour utiliser le casque) et ainsi transmettre les informations à la console. Le VR se positionne sur le crâne grâce à un arceau horizontale extensible afin de pouvoir s’adapter à toutes les morphologies. Une fois ceci réglé, vous pouvez ajuster le boîtier de façon horizontale afin de faire la mise au point.

Psvr Ps4 Move Camera

Pour la partie technique, le VR embarque un écran OLED (diode organique produisant une lumière plus naturelle et proche de la réalité qu’une diode classique) de 5,7 pouces. Naturellement, la résolution du casque est en 1080p. Le processeur intègre évidemment un accéléromètre et un gyroscope afin de retranscrire à l’écran les mouvements de tête.

Psvr Pack

En ce qui concerne la connectique, le casque est relié par deux câbles HDMI à un boîtier lui-même relié à un boîtier semblable à une mini PS4. Ce dernier bénéficie d’une aération, d’une prise USB d’une prise d’alimentation (pour le casque) et de deux nouveaux câbles HDMI. Le premier enverra le flux de la console vers le casque et le second relie le boîtier à votre téléviseur. Dernier point, et non des moindres, les dimensions du casque. Dalle comprise, le VR fait quasiment 28 centimètres de long pour 19 centimètres de large et 19 centimètres de haut. Le tout pèse 610 grammes.

  • Casque PlayStation VR
  • Dalle 1080p RGB
  • Taux de rafraîchissement compris entre 90 et 120 Hz
  • Accéléromètre et gyroscope intégrés
  • Lentilles
  • 187x185x277 millimètres
  • Poids : 610 grammes (processeur compris)

Une immersion totale

Intéressons-nous maintenant au vif du sujet à savoir l’expérience de jeu. La première fois que j’ai testé un jeu vidéo, j’avais 3 ans. Mon frère venait de s’acheter la « Megadrive », la dernière console de Sega à l’époque. J’ai contracté le virus immédiatement. Plus de 20 ans plus tard et des milliers d’euros dépensés en consoles et jeux en tout genre, me voilà invité par l’un des leaders du marché dans ses bureaux parisiens, le rêve !

Arrivé devant les locaux de Sony, c’est Sébastien qui m’a accueilli. Après une brève présentation du casque, j’ai enfin pu enfiler le VR. J’ai d’abord pu tester le « PlayStation VR Worlds », sorte de démo disponible dès l’achat du casque et composé de 5 mini-jeux. Le premier que j’ai pu essayer est « Ocean Descent ». Ce jeu nous place dans une cage à requins descendant dans les profondeurs océaniques. Réelle démo contemplative, j’ai vraiment été bluffé par la profondeur de champs ainsi que la multitude de petits détails donnant à cet univers marin une véritable [légitimité]. La fin, quelque peu téléphonée, reste toutefois vraiment agréable.

Ocean Descent

Pour ma seconde partie, changement radical de décor. « The London Heist » vous plonge dans un malfrat londonien à bord d’une camionnette. Muni des « PlayStation Move », vous pouvez alors changer de radio, augmenter le volume, allumer le plafonnier, mettre la climatisation et même ouvrir la porte du fourgon ! Si les premières secondes sont relativement calmes, tout dérape rapidement lorsqu’un motard armé d’un Uzi déboule et commence à vous canarder ! Pas le temps de niaiser, vous sortez également votre arme et commencez à arroser tout ce qui bouge. J’ai vraiment apprécié le côté intuitif du jeu : une fois l’arme à sec, on la recharge « comme en vrai » et, surtout, on vise comme avec une vraie arme !

The London Heist

Dernière expérience de réalité virtuelle qu’on m’a permis de tester, « Resident Evil 7 ». Pour ce jeu, deux démos étaient présentes. La première était là encore uniquement contemplative : mis à part le fait de pouvoir regarder dans la pièce à 360°, il m’était impossible de faire quoique ce soit. Et c’est bien dommage quand on sait que le personnage que l’on incarne est ligoté sur une chaise dans la maison d’individus particulièrement peu recommandables. Le climax de cette démo a été atteint lorsqu’une femme a brusquement planté un couteau dans la jambe de mon personnage : par réflexe, j’ai écarté ma jambe afin d’éviter le coup… en vain ! La seconde démo nous permettait d’explorer cette même maison. Lugubre, sale et pas vraiment rassurante, j’ai dû me retourner une bonne dizaine de fois afin de voir si quelqu’un me suivait. Frissons garantis !

Psvr Playstation Casque

Casque Realite Virtuelle

Casque Playstation Rody

PlayStation VR : un gadget ou un incontournable pour le gaming ?

Lorsque j’ai lu pour la première fois les articles relatant des prochains casques de réalité virtuelle, j’avais quelques réticences. Je ne voyais pas vraiment l’utilité, les jeux présentés n’étaient que des jeux basiques sans grand intérêt. J’étais donc plutôt sceptique quant à la légitimité de tels produits sur le marché. Après avoir essayé le VR, je suis obligé de réviser ma copie. Ce casque apporte réellement une nouvelle façon de jouer. Le fait d’être projeté dans divers univers nous fait encore plus apprécier l’expérience de jeu. On oublie presque immédiatement ce qui nous entoure, plongeant irrémédiablement dans l’univers virtuel. Prenons l’exemple de « Resident Evil ». Tout au long de mes divers essais, j’ai pu discuter avec Sébastien, lui donner mes impressions, etc. Avec ce jeu, son ambiance, qu’elle soit sonore ou bien visuelle, c’est tout bonnement impossible ! Je suis habitué des jeux et films d’horreur et je pense sincèrement que ça a été ma meilleure expérience dans ce domaine. Donc Papa Noël, si tu m’entends, tu sais maintenant ce que je veux pour le 25 décembre.

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