Ray-Ban Clubmaster : l’histoire, les nouveaux modèles, tout ce qu’il faut savoir
Il y a des paires de lunettes qui traversent les décennies sans prendre une ride. La Ray-Ban Clubmaster en fait partie. Artistes, hipsters, intellos parisiens, retraités en terrasse ensoleillés, la Clubmaster est une de ces rares pièces qui réussit à réunir toutes les générations. La première version de cet article datait de 2014, voici notre guide complet et mis à jour, pour tout savoir sur un des modèles légendaires de chez Ray-Ban, aux côtés des Aviator et Wayfarer.

Sommaire
Qu’est-ce que la Ray-Ban Clubmaster ?
La Clubmaster, c’est une paire de lunettes au design dit « browline », littéralement, « ligne de sourcil ». La partie supérieure de la monture est en acétate (épais, visible, structurant), tandis que la partie inférieure est composée d’un cerclage métallique fin, souvent doré ou argenté. Le résultat ? Une monture qui dessine les sourcils, qui encadre le regard, et qui donne instantanément une allure rétro, intellectuelle. Ce design à deux matières – acétate en haut, métal en bas – est la signature de la Clubmaster de Ray-ban. C’est ce contraste qui crée le caractère unique de la monture. Sobre et affirmée à la fois. Vintage et contemporaine. Côté dimensions, le modèle classique (le RB3016) mesure 49 ou 51 mm de largeur de verre, pour un pont de 21 mm. C’est une monture medium, ni trop grande ni trop petite, ce qui contribue également à sa polyvalence. La Clubmaster se décline en plus en lunettes de soleil et en lunettes de vue.
Histoire des Clubmaster : des années 50 à aujourd’hui
Les origines : la « browline », bien avant Ray-Ban
L’histoire de la Clubmaster commence bien avant que Ray-Ban ne s’en empare. En 1947, un certain Jack Rohrbach crée pour la société Shuron Ltd un modèle baptisé « Ronsir ». C’est le tout premier modèle « browline » de l’histoire. Son nom, « browline » (ligne de sourcil), vient de cette forme caractéristique qui imite les arcades sourcilières.

Dans les années 50, ce type de monture devient un véritable phénomène. On le retrouve sur les nez d’une Amérique en plein boom économique, symbole d’une certaine élégance accessible. Et puis un homme va propulser la « browlines » au rang d’icône culturelle : Malcolm X. Le leader des droits des Afro-Américains porte quasi exclusivement ce type de monture tout au long de sa vie publique. Ses lunettes deviennent indissociables de son image, de son intelligence, de sa force. Petit détail historique savoureux : les lunettes de Malcolm X, étaient en réalité une paire de Sirmont d’American Optical, mais Ray-Ban capitalisera plus tard sur cet héritage culturel.
Les années 60-70 : une traversée du désert
Avec l’arrivée de la contre-culture hippie dans les années 60, puis de l’ère disco dans les 70, les goûts changent. C’est l’apogée du plastique, on préfère les grandes montures, épaisses, très visibles. Les « browlines » passent alors pour des lunettes d’intellectuels, de fonctionnaires, ou de personnes âgées. Pas vraiment l’image qu’on cherche à se donner quand on est jeune et branché en 1972 ! C’est une traversée du désert, mais une traversée temporaire.
1986 : Ray-Ban lance la Clubmaster
Dans les années 80, la mode du « browlines » revient progressivement. La marque flaire la tendance, et Ray-Ban lance officiellement sa propre version en 1986 : la Clubmaster. Un nom qui sonne club, appartenance à un cercle, exclusivité. La marque capitalise intelligemment sur la tendance retour aux sources qui caractérise les eighties culturellement (même chose du côté de la musique avec le rockabilly revival, ou du côté de la mode avec le preppy style américain). Les Clubmaster s’imposent rapidement dans les milieux branchés de New York, portées par une faune urbaine qui commence à se lasser des Wayfarer.

Lunettes Ray-Ban Clubmaster Optics (poli noir et or)
Les années 90 : Hollywood s’en empare
Les années 90 sont décisives pour la Clubmaster. Elle sort des cercles mode pour apparaitre sur les grands écrans et s’inscrire dans l’imaginaire collectif mondial. En 1992, Denzel Washington les porte tout naturellement dans le film Malcolm X de Spike Lee. Un hommage direct au leader afro-américain qui avait popularisé le modèle « browlines » des décennies plus tôt. La même année, Tim Roth les arbore dans Reservoir Dogs de Tarantino. En 1993, c’est Michael Douglas qui les enfile dans Falling Down (Chute Libre). Trois films cultes, trois acteurs charismatiques : la Clubmaster ancre durablement son image dans le cinéma américain !
Les années 2000 : la deuxième traversée du désert
Dans les années 2000, la tendance est aux lunettes enveloppantes, aux montures sport, au plastique brillant. On s’intéresse beaucoup moins aux lunettes rétro. La demande en Clubmaster est donc naturellement moins importante, mais l’icône ne disparaît jamais vraiment.
2009 : le grand come-back
Ray-Ban organise une série d’événements dans plusieurs villes mondiales pour célébrer le retour des Clubmaster. À New York, la fête réunit une bonne partie du gotha branché : Blake Lively, Diane Kruger, Maggie Gyllenhaal, Kevin Bacon, toute l’équipe de Gossip Girl. La machine est relancée ! En parallèle, la série Mad Men – véritable bible du style vintage américain – contribue à remettre les browlines sous les projecteurs. Le personnage de Harry Crane porte le modèle à l’écran, et ça n’échappe pas aux amateurs de mode ! La Clubmaster redevient le choix de ceux qui veulent se démarquer des Wayfarer jugées trop mainstream. Elle devient la lunette des hipsters, des intellos, des mecs qui lisent des romans et portent des cardigans.

Lunettes Ray-Ban Clubmaster Optics (poli rayé Rouge)
2014-2026 : l’âge d’or de la diversification
Depuis 2014, Ray-Ban n’a pas chômé. La marque a fait en sorte que la Clubmaster soit proposée en plusieurs déclinaisons pour toucher des profils différents. Nouveaux matériaux, nouvelles formes, nouvelles technologies de verres (on en parle dans la section suivante). En 2025, Ray-Ban lance une campagne mondiale baptisée « Icons » entièrement dédiée à la Clubmaster, photographiée par Jordan Hemingway. La marque assume pleinement l’héritage de cette monture et la positionne comme l’un de ses trois piliers absolus, aux côtés des Aviator et des Wayfarer.
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Les modèles Clubmaster en 2026
Depuis le modèle original de 1986, la gamme Clubmaster a considérablement évolué pour essayer de toucher un public plus large. Petit tour d’horizon…
Clubmaster Classic RB3016 : L’indétrônable
C’est le modèle original. Celui qui a tout déclenché. Et il n’a pas pris une ride. Le RB3016 reste la version la plus pure et la plus iconique. Monture en acétate sur la partie supérieure, cerclage métallique en dessous. On le trouve dans une belle palette de coloris :
- Écaille havane / verres G-15 (réf. W0366) : le coloris signature, le plus demandé, absolument intemporel
- Noir mat (réf. W0365) : sobre, urbain, passe-partout
- Noir / doré : plus élégant, idéal en soirée
- Blond / doré : lumineux, parfait pour les peaux claires
Les verres G-15 (verts foncés légèrement teintés) sont particulièrement populaires. Ils filtrent très bien sans déformer les couleurs et apportent ce petit truc vintage qui fait toute la différence. Disponible en 49mm et 51mm, en optique et en solaire.

Lunettes Ray-Ban Clubmaster Classic (écaille / verres G-15)
New Clubmaster RB4416 : la version moderne
Pour ceux qui trouvent le modèle classique trop chargé en nostalgie, Ray-Ban a lancé la New Clubmaster RB4416. Même ADN, mais traitement contemporain : lignes plus géométriques, branches métalliques fines, proportions légèrement allongées. C’est la Clubmaster pour les minimalistes. Elle est disponible avec les nouvelles lentilles Chromance, une technologie optique haut de gamme qui améliore le contraste des couleurs et réduit les reflets. Idéal pour la conduite ou les activités outdoor. Si tu cherches des lunettes qui font à la fois le job optique et le job esthétique, c’est clairement une paire à prendre en compte !

Lunettes Ray-Ban New Clubmaster (poli noir sur or / verres vert)
Mega Clubmaster RB3016S : pour ceux qui aiment s’affirmer
Le nom dit tout. La Mega Clubmaster reprend la silhouette « browline » mais en version XXL. Branches épaisses, monture plus imposante, présence renforcée sur le visage. C’est un choix assumé, pour ceux qui ne font pas les choses à moitié. Si tu as un grand visage ou que tu cherches à créer du volume sur des traits fins, c’est potentiellement la bonne option !

Lunettes Ray-Ban Mega Clubmaster (poli bleu sur argent / verres pleu polarisé)
Clubmaster Folding RB2176 : le pratico-pratique
Voilà un modèle qu’on adore pour une raison très simple : il se plie en trois. Littéralement. Les branches se replient, mais les verres aussi, ce qui permet de glisser les lunettes dans n’importe quelle poche de veste sans les abîmer. Idéal pour les voyageurs, les gens qui perdent leurs étuis (on se reconnaît), ou simplement ceux qui veulent avoir leurs Clubmaster toujours sur eux sans s’encombrer. Le compromis ? La monture est légèrement plus épaisse que le modèle classique pour accueillir le mécanisme de pliage.

Lunettes Ray-Ban Clubmaster Folding (poli Haut Vert sur doré / verres brun)
Clubround : la variante arrondie
Vous aimez l’esprit Clubmaster mais vous préférez les verres ronds ? La Clubround est faite pour vous. Elle conserve la barre frontale caractéristique et le cerclage métallique en partie basse, mais les verres sont arrondis et la barre frontale légèrement incurvée. Le résultat est plus doux, plus poétique, parfait pour les visages anguleux qui bénéficient d’un peu de courbes.

Lunettes Ray-Ban Clubmaster Clubround (noir sur doré poli /verre vert)
Clubmaster en lunettes de vue : pas que pour le soleil
On l’oublie souvent, mais la Clubmaster existe aussi en version optique, pour les porteurs de corrections. Porter des lunettes de vue Clubmaster, c’est un peu comme transformer sa correction en accessoire de style. La partie supérieure en acétate donne du caractère même à des verres neutres. La RB5154 (version optique classique) et la RB7216 (New Clubmaster optique) sont les modèles à connaître.

Lunettes Ray-Ban Clubmaster Optics (noir sur doré poli)
En résumé : les principales références de Ray-Ban Clubmaster
| Référence du modèle | Date de sortie | Principales caractéristiques |
|---|---|---|
| Ronsir (Shuron Ltd) | 1947 | Premier modèle browline de l’histoire, en acétate, inspiré des arcades sourcilières. |
| Clubmaster Classic RB3016 | 1986 | Monture browline iconique : acétate en haut, métal en bas. Verres G-15 populaires. Taille 49/51 mm. |
| New Clubmaster RB4416 | Années 2010 | Design moderne : lignes géométriques, branches métalliques fines, lentilles Chromance. |
| Mega Clubmaster RB3016S | Années 2010 | Version XXL : monture imposante, branches épaisses, pour un look affirmé. |
| Clubmaster Folding RB2176 | Années 2010 | Monture pliable (branches + verres) pour un transport facile. |
| Clubround | Années 2010 | Variante browline avec verres ronds et barre frontale incurvée. |
| RB5154 / RB7216 | Années 2010 | Versions optiques (lunettes de vue) de la Clubmaster Classic et New Clubmaster. |
FAQ : tout ce que vous vous demandez sur la Ray-Ban Clubmaster
Quelle forme de visage pour les Clubmaster ?
C’est LA question. Et la bonne nouvelle, c’est que la Clubmaster est l’une des montures les plus universelles qui soit.
- Visage ovale : jackpot, ça marche avec quasiment tout et les Clubmaster ne font pas exception. Le modèle classique ou le RB4416 s’adaptent parfaitement.
- Visage rond : la Clubmaster fonctionne très bien. Sa structure horizontale marquée et sa ligne droite en haut créent un effet d’allongement et de définition très flatteur. Elle structure un visage rond sans l’agresser.
- Visage carré : la monture adoucit les angles sans les effacer. Le modèle Clubround (verres arrondis) est encore plus adapté si votre mâchoire est très carrée.
- Visage triangulaire / en cœur : la largeur de la Clubmaster en haut peut accentuer un front large. On préférera dans ce cas un modèle 49 mm plutôt que 51 mm, ou se tourner vers la Clubround dont la barre frontale incurvée est moins marquée.
- Visage long / rectangle : la Clubmaster fonctionne bien grâce à son effet horizontal qui « casse » la verticalité du visage. La Mega Clubmaster peut même être un bon choix ici pour ajouter de la largeur visuelle.
Notre conseil ? Essayer-les évidemment ! Ray-Ban propose un outil d’essayage virtuel sur son site, et la plupart des opticiens ont les modèles en stock. Il n’y a rien de mieux que de se regarder dans un miroir avec les lunettes sur le nez.
Quelle est la différence entre Clubmaster et Clubround ?
La Clubmaster a des verres carrés/rectangulaires et une barre frontale droite. La Clubround a des verres ronds et une barre frontale légèrement incurvée. Même ADN « browline », mais silhouettes différentes. La Clubround est plus douce et plus poétique ; la Clubmaster est plus structurée et plus affirmée.
Les Ray-Ban Clubmaster sont-elles unisexes ?
Oui, complètement ! Ray-Ban les commercialise pour homme et pour femme, et honnêtement la monture ne « penche » vraiment ni d’un côté ni de l’autre. C’est encore l’une de ses grandes forces. On a autant de femmes que d’hommes qui les portent avec style.
Combien coûte une paire de Ray-Ban Clubmaster ?
Le modèle classique RB3016 tourne autour de 150 à 180€ pour les solaires. Les modèles optiques (sans correction) sont dans la même fourchette. Avec correction, comptez évidemment le coût des verres en supplément, qui varie selon votre correction et vos options (antireflet, traitement UV, progressifs…). La New Clubmaster RB4416 est légèrement plus chère, autour de 170 à 210€.
Est-ce que les Clubmaster sont garanties ?
Oui, Ray-Ban offre une garantie de 24 mois sur ses montures pour tout défaut de fabrication.
Les célébrités qui portent les Ray-Ban Clubmaster
C’est peut-être ce qui explique mieux que tout l’aura de la Clubmaster : la liste des gens célèbres qui l’ont portée est impressionnante, et elle traverse toutes les générations.
- Les icônes historiques : Malcolm X et James Dean dans les années 50, Denzel Washington dans Malcolm X (1992), Tim Roth dans Reservoir Dogs (1992) et Michael Douglas dans Falling Down (1993).
- Les figures des années 2000-2010 : Matt Damon, Marion Cotillard, Robert Pattinson, Scarlett Johansson, tous ont été photographiés avec des Clubmaster et ont contribué à leur retour en grâce dans les années 2000-2010. Blake Lively et Diane Kruger, présentes lors de la soirée de relancement officielle de la Clubmaster à New York en 2009.
- Les figures actuelles (2023-2026) : Jeff Goldblum, devenu une icône de style masculin décalé ces dernières années, il incarne parfaitement l’esthétique intellectuelle-chic qui est au cœur de l’ADN Clubmaster. Timothée Chalamet, qui avec sa silhouette fine et ses traits ciselés correspondent parfaitement au style de la Clubmaster. A$AP Rocky, le rappeur a collaboré directement avec Ray-Ban sur une collection « Next Generation » lancée en 2024-2025. Citons également Bella Hadid, côté féminin, la mannequin a popularisé les montures rétro « browline » auprès des millennials et de la Gen Z.
Où acheter des Ray-Ban Clubmaster au meilleur prix ?
- Sur le site officiel Ray-Ban, la référence pour acheter en toute confiance. Vous avez accès à toute la gamme, aux coloris exclusifs, à l’outil d’essayage virtuel, et à la garantie officielle de 24 mois. Le SAV est sérieux. C’est le prix fort, mais c’est la tranquillité d’esprit. Bonus : Ray-Ban propose régulièrement des promos de saison (jusqu’à -50% sur certains modèles selon les périodes).
- Chez un opticien. Si vous avez besoin de correction, l’opticien reste l’interlocuteur privilégié. La Clubmaster étant un modèle très demandé, la plupart des opticiens indépendants et des grandes enseignes (Krys, Optic 2000, Alain Afflelou, Atol…) ont les principaux modèles en stock ou en commande rapide. L’avantage : vous pouvez essayer, ajuster les branches, et bénéficier de la prise en charge mutuelle pour vos verres.
- Sur des sites opticiens en ligne. Des sites comme Direct Optic, Optical Center Online ou Visiofactory, proposent les Clubmaster à des prix souvent 10 à 30% inférieurs au prix boutique. Les garanties sont identiques (ce sont de vraies Ray-Ban). Pratique si vous connaissez déjà votre taille et votre correction.
- En occasion / vintage. Si le modèle original des années 80-90 vous fait de l’œil (et franchement, il a un petit quelque chose de spécial), jeter un œil sur sur Vinted, eBay ou dans les brocantes est une bonne idée. Attention toutefois aux contrefaçons, les fausses Clubmaster pullulent. Quelques indices de qualité : le poids des verres, la fluidité des charnières, la gravure « Ray-Ban » sur le verre gauche, et le numéro de modèle inscrit à l’intérieur de la branche.
Pourquoi les Clubmaster restent indémodables ?
On a posé la question plusieurs fois depuis 2014, et la réponse est toujours la même : parce que le design « browline » est fondamentalement juste. Il encadre le regard et structure le visage. C’est ce qu’on appelle un classique : pas de tendance éphémère, juste une bonne idée portée à sa perfection. Presque 40 ans après le lancement officiel du modèle par Ray-Ban, et près de 80 ans après la création de la première monture « browline », la Clubmaster est toujours là. Sur les podiums, sur les plages, dans le métro, dans les films. Sur les visages de nos grands-parents comme sur ceux de la Gen Z. Et c’est ça, un vrai classique !
Chez Ray-Ban
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