Piola : des baskets bio et équitables du Pérou

En 2007/2008, Antoine Burnier part à Lima au Pérou en tant que volontaire d’une ONG. Pendant son séjour il réfléchit à mettre en place un projet de développement économique local. Il rencontre différents producteurs et donne naissance à un prototype de basket en toile réalisé à partir de matières écologiques. Le projet Piola est lancé. Nous nous sommes entretenu assez longuement au téléphone avec Antoine Burnier pour en apprendre plus. Si il n’invente rien en se lançant aujourd’hui dans un projet de commerce équitable, il entend en tout cas le faire bien. En étant notamment transparent sur sa démarche, ce qui fait pour lui défaut à certains projets.

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Un projet respectueux de l’environnement

Le coton est cultivé sans l’aide de pesticides ou de substances chimiques. Un coton organique très résistant avec une fibre de 6mm qui provient de la région de Ica (au sud de Lima). Le caoutchouc provient lui du sud-est du Pérou, la région de Madre de dios. Si le caoutchouc est fabriqué à l’aide de latex naturel de l’Hévéa, Piola précise que pour avoir un caoutchouc de qualité la transformation passe par l’utilisation de 2 produits qui ne sont pas biologiques : le bisulfate de sodium et l’acide citrique. Ils ont néanmoins mis en place une gestion des résidus conformément aux recommandations de la WWF.

Tout n’est pas parfait : la colle n’est pas bio, les œillets sont métalliques et les lacets actuels contiennent du Nylon. Mais certains points vont être rapidement améliorés comme les lacets qui seront en coton bio sur la prochaine collection. L’assemblage se fait dans la ville de Chosica, une ville à l’ouest de Lima.

Un projet de commerce équitable

Sur le site de la marque, les producteurs sont clairement identifiés. Le caoutchouc provient d’une entreprise réunissant 33 producteurs. Piola s’est engagé à leur payer le caoutchouc 100% plus cher que d’ordinaire. Et a ouvert à chaque producteur un compte épargne pour s’assurer que cet argent serve dans le temps.

La marque souhaite également leur apporter des formations pour diversifier leurs sources de revenus (l’extraction du latex ne se fait que d’avril à novembre, le reste du temps ils vivent d’élevage et de culture de fruits). Le coton est acheté lui 30% plus cher que la somme du cours du coton à Oro Blanco. Antoine Burnier explique ne pas avoir recherché a être certifié Max Havelaar : car cela coûte cher et il pense que d’être transparent crédibilise tout autant son projet. Vous trouverez sur le site de Piola des informations encore plus précises sur cette démarche.

Piola ?

En espagnol péruvien, Piola signifie stylé / élégant. Le logo reprend les 3 cercles contenus dans une écriture stylisée du nom “Piola”. Le premier modèle, “Madre de dios” (région d’origine du caoutchouc si vous avez bien suivi) sera disponible en 7 coloris (différentes combinaisons de blanc, bleu, gris et noir) et en plusieurs tailles : du 36 au 41 pour les filles et du 40 au 45 pour les gars. Les 4500 premières paires sont arrivées ce matin même. Et sont donc en vente depuis aujourd’hui sur la boutique en ligne de la marque.

Piola est enfin un projet auquel sont associés de nombreux amis d’Antoine Burnier. Grâce à leur aide il va notamment pouvoir distribuer ses chaussures aux quatre coins de la France. Au cours des prochains jours les chaussures seront disponibles en vente privée 45 au lieu de 65 euros. On vous invite à consulter la fiche de la marque pour les adresses de ces ventes. Plus d’infos : www.piola.fr

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