La Commune de Paris 1871 : aux armes
Utiliser le nom d’une période d’insurrection pour nommer sa marque, c’est signe d’un sacré parti pris. Attention, cet article teste vos connaissances en histoire de France. La Commune de Paris, ça ne vous dit rien ? Les communards, tout ça ? Non, toujours rien ?
Bon, il est temps de revoir vos classiques jeunes gens. Pour faire simple, en 1871, les ouvriers parisiens ont décidé d’en finir avec les privilèges dont ils ne pouvaient pas bénéficier et bam ! Mini-révolution. Je vous laisse aller consolider tout ça sur Wikipédia, faut pas croire que j’ai mon BAC non plus…

Pour en revenir à la marque du même nom, l’idée c’est que les vêtements et accessoires de La Commune de Paris 1871 représentent une certaine façon de penser la liberté. Comment ça se matérialise ? Grâce à des coupes sobres, élégantes et des matières nobles. Le raccourci est rapide et un peu facile, je vous l’accorde. Je vais vous expliquer pourquoi chez La Commune de Paris, c’est du sérieux.

Comme je le disais plus haut, on peut difficilement être déçu par la coupe. Un exemple : j’ai beaucoup de mal à trouver des chemises bien coupées. C’est à dire, j’ai toujours l’impression de tomber sur des chemises de cadre de la Sogé avec des manches dans lesquelles on peut mettre trois bras et à la longueur à faire pâlir un plombier en exercice. Ce dur constat avait abouti au passage sans concession ni regret aux chemises sur-mesure. Où vais-je avec cette digression en bonne et due forme ? Eh bien je vais vous le dire. Habitué, donc, des chemises tailor-made, je me suis laissé tenter par une chemise La Commune de Paris. Il s’avère qu’après quelques sorties réussies, je suis très loin d’être déçu. Le pari est réussi.
J’ai également eu la chance d’enfiler le pull col en v croisé que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous, et je dois vous avouer que si la conjoncture économique couplée à une irrépressible envie de fêter le mois de février avec excès ne m’avaient pas contraint à surveiller de près mon porte-monnaie en skaï j’aurais facilement cédé à la tentation de l’achat.

La Commune de Paris fait indéniablement encore partie des marques hype de ces derniers mois. Même si les prix peuvent paraître élevés, la qualité permet de pas regretter son achat.
La post-rationalisation de l’acte de consommation, ça leur passait pourtant bien au dessus de la tête aux Communards.
- Site : www.communedeparis.fr
- Disponible chez : French Trotters (116 rue Vieille du Temple, Paris), Le Bon Marché (24, rue de sèvres, Paris), Le dixième arrondissement (13 rue des Augustins, Lyon) et en ligne sur www.studiohomme.com
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Je pense notamment aux écharpes en toile froissée. De bonne qualité, elles équipent tous les mannequins de leur catalogue. Pas si étonnant que cela, il s’agit cette année encore d’un must-have de l’hiver. Les carreaux, même si ça me rappelle une réplique de « La vérité si je mens », je dois bien vous avouer que cette année, nous y aurons encore droit. Il ne s’agit, bien entendu, pas du liseré carreau fin, mais toujours le carreau bucheron, le coton épais, l’alternance de noir. 

La créativité est toujours là, comme mieux canalisée, orientée. Les couleurs sont utilisées avec subtilité, comme les boutons de jeans peints chez des carrossiers au Portugal, ou alors comme ces pointillés rouges en surpiqure symbole de la colonne vertébrale, le vêtement comme l’extension naturelle du corps humain.

C’est coloré, inspiré, et plutôt bien coupé. Pour aborder l’automne qui approche, même si on est encore pour quelques jours en été – d’accord pour l’éphéméride, Catherine Laborde est bien meilleure – il est toujours agréable de trouver des pulls ou des vestes qui ne nous plongent pas dans le noir inquiétant de l’hiver. 






























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